Avortement et cancer du sein en Europe
 
Une enquête, menée en 2003 par le National Cancer Institue (USA) et ayant établi qu’aucun lien n’existait entre l’avortement et le cancer du sein, est complètement remise en cause aujourd’hui.
 
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En effet, à l’automne 2007, le « Journal of American Physicians and Surgeons » a publié une étude  qui porte sur la pratique de l'avortement et l'incidence de cette maladie dans la population féminine de huit pays européens ces dix dernières années. (Cette étude ne manque au passage pas de relever les déficiences notables  des statistiques disponibles sur l’IVG en France et aux USA …)
 
Le résultat de cette enquête est inquiétant : l’IVG serait le principal facteur de risque du cancer du sein et ce risque s’accroit pour les femmes ayant subi de nombreuses IVG et sans enfant. L’interruption de la grossesse provoquant l’interruption du développement hormonal des cellules du sein, celles-ci seraient plus enclines à un développement cancéreux.

 
Une étude conduite début 2009 par le Dr Vahit Ozmen de l’université de médecine d’Istanbul, va jusqu’à annoncer une augmentation de 66 % du risque de cancer du sein après une IVG. Ces chercheurs affirment que leur découverte est corroborée par la majorité des recherches en cours sur le sujet.
 
C‘est ce que confirme, en avril 2009, l'équipe du professeur Jessica Dolle en publiant une étude portant sur le lien entre la prise de contraceptifs oraux et les risques de cancer du sein « triple négatif » (forme agressive de cancer du sein qui comporte un taux de mortalité élevé). Les conclusions de l'étude sont sans appel : Pour les femmes qui ont utilisé des contraceptifs oraux avant l'âge de 18 ans le risque de développer un cancer du sein « triple négatif » est multiplié par 3,7. Pour les utilisatrices récentes de contraceptifs oraux (un à cinq ans) le risque est multiplié par 4,2.

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Parmi les autres facteurs significatifs de risque l'étude indique l'âge, les antécédents familiaux de cancer du sein, une puberté précoce et l'IVG qui, à elle seule, augmenterait de 40% ce risque.

 
Il faut noter que parmi les signataires de l'étude figure le nom du docteur Louise Brinton qui avait participé en 2003 à l'enquête n’établissant pas de lien entre l'avortement et le cancer du sein.

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