Les dégâts sournois de la pollution de l'air sur la santé


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Par figaro icon Marielle Court - le 17/02/2012

Deux études publiées simultanément montrent que la pollution atmosphérique augmente le risque d'attaques cérébrales et favorise le vieillissement cérébral.

Les recherches s'accumulent et le constat se renforce: la pollution atmosphérique représente un danger pour la santé. Deux études publiées conjointement dans le dernier numéro des Archives of Internal Medecine s'en font l'écho. La première souligne ainsi que l'exposition aux fines particules atmosphériques (PM 2,5) «augmente le risque d'attaques cérébrales dans les heures qui suivent l'inhalation, et ce même à des niveaux généralement considérés comme sûrs par l'agence de protection de l'environnement américaine (EPA)». L'autre met en évidence un lien entre la pollution de l'air et le vieillissement cérébral chez la femme.

Dans le premier cas, les chercheurs qui ont étudiés plus de 1700 cas d'attaques cérébrales sur dix ans (entre 1999 et 2008) dans la région de Boston (USA) ont montré qu'il y avait un risque significativement plus important lorsque la qualité de l'air était classée dans une zone orange plutôt que verte. «Dans la mesure où presque tout le monde est exposé à la pollution de l'air et soumis à un risque, c'est un phénomène important», commente Gregory Wiellenius, l'un des auteurs (université de Brown).

 

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L'importance du temps d'exposition

Les scientifiques ont été capables de montrer que le risque intervenait entre 12 et 14 heures après l'exposition d'une personne au pic le plus élevé de la pollution. Cette information peut permettre de tracer la façon dont les microparticules agissent dans le corps. L'attaque cérébrale est la troisième plus grande cause de décès aux États-Unis, rappellent les auteurs. Ils estiment qu'avec une réduction de 20 % de la pollution atmosphérique, on aurait pu réduire d'environ 6000 le nombre d'attaques cérébrales en 2007 (184.000 hospitalisations dans le Nord-Est des États-Unis).

La deuxième étude, qui a porté sur 19.500 femmes âgées de 70 à 81 ans entre 1995 et 2005, montre de la même manière un impact de la pollution atmosphérique sur le vieillissement cérébral. Les tests (connaissances générales, mémoires, attention…) ont été effectués par téléphone à raison de trois appels environ tous les deux ans. Les chercheurs ont ensuite comparés ces résultats à l'exposition des personnes aux microparticules (grossières ou inférieures aux PM 2,5).

Les résultats montrent un lien significatif entre le vieillissement cérébral et une exposition élevée et au long cours à la pollution atmosphérique. A l'instar de leurs collègues de Brown, les chercheurs dont l'auteur principal, Jennifer Weuve, travaille au centre médical de l'université Rush, rappellent que si leurs travaux sont bien confirmés, «la réduction de la pollution atmosphérique a une vraie raison d'être si l'on veut réduire le fardeau du vieillissement cérébral chez les personnes âgées et éventuellement pour la démence».

 

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Commentaire de Pierre Danis


J'ai le privilège d'habiter à la campagne, mais le vent nous apporte la pollution des villes.

Les humains sont fous, de se détruire eux-mèmes et de ravager la création de DIEU.

Un jours les pollueurs en rendront compte au Créateur !

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