Présentationgaz de schiste


Les gaz de schistes sont des gisements de gaz présents dans des schistes du sous-sol, non pas sous la forme de nappes mais « prisonniers » au cœur de roches sédimentaires.

 

La technologie nécessaire à l’exploitation de ces gisements n’est disponible que depuis peu. La fracturation hydraulique consiste à fragmenter la roche par injection de sable et d’eau à forte pression. Du sable conserve la fracture ouverte tandis que des produits chimiques facilitent l’aspiration du gaz.

Les gaz de schistes ont connu un développement considérable lors de la dernière décennie aux Etats-Unis et au Canada.

En France, Schuepbach, GDF, Total et Devon ont obtenu en mars 2010 trois permis d’exploration (les permis dits de « Montélimar », de « Nant » et de « Villeneuve de Berg » ) pour une superficie totale de 9 672 km², sur les départements de l’Ardèche, de la Drôme, de la Lozère, de l’Hérault, du Gard et du Vaucluse.

 

D’autres permis sont en cours d’instruction en Provence et en Picardie. Les gaz de schistes sont souvent présentés par les industriels comme faisant partie des « gaz naturels », qui sont qualifiés de « fossiles propres ».

Pourtant, même l’Environment Protection Agency (EPA) aux Etats-Unis ou la Direction générale de l’énergie et des matières premières (DGEMP) en France, dans son « rapport annuel sur l’industrie pétrolière et gazière en 2009 », font état d’impacts environnementaux non négligeables.

Les problèmes environnementaux


Mobilisation de la ressource en eau - L’extraction du gaz de schiste demande des quantités très importantes d’eau. On considère qu’un puits standard nécessite environ 10 millions de litres, même si les quantités peuvent varier en fonction de la géologie et de la nature du puits.

Stockage des eaux usées - Afin de faciliter la fracturation et le captage du gaz, des solvants et autres produits chimiques sont mélangés à l’eau. L’eau de sortie polluée est captée et traitée sur place ou transportée jusqu’à la prochaine station de retraitement adaptée, avant d’être éventuellement réinjectée.

L’exemple des sables bitumineux canadiens où les bassins de décantation (tailing ponds) s’étendent sur plus de 170 km2 sans solution probante à ce jour, permet de prendre la mesure du problème que pourrait poser le stockage et le recyclage des eaux issues de la fracturation hydraulique.

Pollution des nappes phréatiques


Le tube d’extraction est normalement inséré dans un canal en béton (le « tubage ») mais ce gainage peut présenter un défaut et conduire à la pollution des nappes phréatiques. Aux Etats-Unis, l’Environmental Protection Agency (EPA) a conduit des investigations sur le cas de pollution de l’eau au méthane à Pavillon, au Wyoming, et a conclu en 2009 que « l’exploitation des gaz de schistes n’était pas cohérente avec une politique d’approvisionnement en eau potable non filtrée [...] ».

Les nuisances


Du fait de la faible intensité énergétique des gaz de schistes (il faut en effet davantage d’énergie pour extraire du gaz de schiste que du gaz « traditionnel »), l’industrie est amenée à démultiplier les sites de forage – jusqu’à un tous les 500 mètres. D’autre part, les activités de recherche auront lieu sur un périmètre très large. Ces multiples infrastructures ainsi que l’acheminement de matériel par camion sur un territoire rural auront des impacts lourds pour les riverains.

 

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