Vendredi 14 octobre 2011
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Le Parlement vient d'interdire la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A. Mais certaines voix rappellent que
d'autres contenants alimentaires pourraient présenter des risques.
Boîtes de conserve, petits pots pour bébés, pots de moutarde, cannettes, petit électroménager... Alors que le débat sur les
méfaits du bisphénol A (BPA) se concentre essentiellement sur les biberons, on tend à oublier que d'autres plastiques alimentaires contiennent eux aussi ce composé chimique redouté pour ses
effets possibles sur la santé. Les parlementaires eux-mêmes, qui ont voté l'interdiction de la fabrication et de la commercialisation des biberons contenant du BPA, n'ont pas souhaité étendre
cette mesure à tous les récipients et ustensiles ménagers, préférant attendre des «expertises robustes».
Mais de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une meilleure information du consommateur sur les risques potentiels
liés à ce composé chimique, soupçonné de se comporter comme un perturbateur endocrinien. Invoquant le principe de précaution, la Ligue contre le Cancer a lancé mardi une pétition pour réclamer un
étiquetage systématique de tout produit contenant du bisphénol A et leur interdiction définitive dès le début de l'année 2011.
Des plastiques à ne pas chauffer
Pour éviter de donner du goût aux aliments, les conserves sont couvertes d'une résine contenant du BPA.
L'agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande également depuis fin avril un étiquetage visible et
compréhensible par tous, rappelle le Pr Marie Faverot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires. «Il n’est pas possible de dresser une liste précise de tous les
ustensiles à usage alimentaire contenant du BPA car celui-ci est trop largement utilisé. En outre, la migration du BPA dans la nourriture varie beaucoup suivant l'aliment en question et la durée
de chauffe. Ce dont on est sûr, c'est que le relargage du bisphénol A augmente fortement à haute température. Un étiquetage clair à destination du consommateur lui permettrait d'éviter de
chauffer les récipients pouvant relâcher du BPA».
Directive européenne
Chez Plastics Europe, l'association des fabricants de matières plastiques, on se veut rassurant, rappelant que «tous les
plastiques en contact alimentaire sont soumis à une directive européenne». L'Autorité européenne de sécurité des aliments a défini en 2006 une dose journalière tolérable de BPA, sur laquelle
s'est fondée la réglementation européenne pour fixer les valeurs limites de migration dans les aliments à 0,6 milligramme/kilo d'aliment. Selon l'Afssa, la première étude d'exposition en France
au bisphénol A, en cours, montre un niveau d'exposition moyen très faible. Cependant, des études récentes font état d'éventuels effets toxiques après des ¬expositions basses dans la période
périnatale (grossesse et premiers mois après l'accouchement).
Commentaire du webmestre : J'utilise le moins d'emballages possible, et il y a longtemps que je n'ai plus de
four micro-ondes. Certains magasins proposent des aliments en vrac, dans des sacs en papier.
Donnons à nos enfants une alimentation aussi saine que possible, c'est-à-dire la plus naturelle que nous puissions
trouver.
Prenons soin du corps que Dieu nous a donné.