Le Parlement vient d'interdire la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A. Mais certaines voix rappellent que d'autres contenants alimentaires pourraient présenter des risques. bpa.jpg

Boîtes de conserve, petits pots pour bébés, pots de moutarde, cannettes, petit électroménager... Alors que le débat sur les méfaits du bisphénol A (BPA) se concentre essentiellement sur les biberons, on tend à oublier que d'autres plastiques alimentaires contiennent eux aussi ce composé chimique redouté pour ses effets possibles sur la santé. Les parlementaires eux-mêmes, qui ont voté l'interdiction de la fabrication et de la commercialisation des biberons contenant du BPA, n'ont pas souhaité étendre cette mesure à tous les récipients et ustensiles ménagers, préférant attendre des «expertises robustes».

Mais de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une meilleure information du consommateur sur les risques potentiels liés à ce composé chimique, soupçonné de se comporter comme un perturbateur endocrinien. Invoquant le principe de précaution, la Ligue contre le Cancer a lancé mardi une pétition pour réclamer un étiquetage systématique de tout produit contenant du bisphénol A et leur interdiction définitive dès le début de l'année 2011.
Des plastiques à ne pas chauffer
 
Pour éviter de donner du goût aux aliments, les conserves sont couvertes d'une résine contenant du BPA.

L'agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande également depuis fin avril un étiquetage visible et compréhensible par tous, rappelle le Pr Marie Faverot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires. «Il n’est pas possible de dresser une liste précise de tous les ustensiles à usage alimentaire contenant du BPA car celui-ci est trop largement utilisé. En outre, la migration du BPA dans la nourriture varie beaucoup suivant l'aliment en question et la durée de chauffe. Ce dont on est sûr, c'est que le relargage du bisphénol A augmente fortement à haute température. Un étiquetage clair à destination du consommateur lui permettrait d'éviter de chauffer les récipients pouvant relâcher du BPA».

Directive européenne bpa-1.jpg

Chez Plastics Europe, l'association des fabricants de matières plastiques, on se veut rassurant, rappelant que «tous les plastiques en contact alimentaire sont soumis à une directive européenne». L'Autorité européenne de sécurité des aliments a défini en 2006 une dose journalière tolérable de BPA, sur laquelle s'est fondée la réglementation européenne pour fixer les valeurs limites de migration dans les aliments à 0,6 milligramme/kilo d'aliment. Selon l'Afssa, la première étude d'exposition en France au bisphénol A, en cours, montre un niveau d'exposition moyen très faible. Cependant, des études récentes font état d'éventuels effets toxiques après des ¬expositions basses dans la période périnatale (grossesse et premiers mois après l'accouchement).

Commentaire du webmestre : J'utilise le moins d'emballages possible, et il y a longtemps que je n'ai plus de four micro-ondes. Certains magasins proposent des aliments en vrac, dans des sacs en papier.
Donnons à nos enfants une alimentation aussi saine que possible, c'est-à-dire la plus naturelle que nous puissions trouver.
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