Après que le liquide amniotique ait été retiré, il m’injecta 200cc de solution saline très concentrée (Technique des nazis. Le bébé est brûlé comme au napalm).

A partir de ce moment, ce fut terrible.
Mon bébé commença à se débattre. C’était comme un match de boxe. Elle souffrait (c’était une fille). La solution saline brûlait sa peau, ses yeux, sa gorge. Cela l’étouffait, la rendait malade. Elle était à l’agonie, essayant de s’échapper...
Pour diverses raisons, je n’avais jamais réalisé qu’avec un avortement, elle allait mourir. Je ne voulais pas que mon bébé meure. Je voulais simplement me débarrasser de mon "problème".

Mais c’était trop tard pour revenir en arrière. Il n’y avait plus moyen de la sauver.

Alors je lui ai parlé. J’ai essayé de la réconforter. J’ai essayé d’atténuer sa douleur. Je lui ai dit que je ne voulais pas lui faire cela, mais que c’était trop tard pour arrêter. Je ne voulais pas qu’elle meure. Je l’ai suppliée de ne pas mourir. Je lui ai dit que j’étais désolée, qu’elle me pardonne, que j’avais tort, que je ne voulais pas la tuer. Pendant 2 heures, je pouvais sentir sa lutte à l’intérieur de moi.

Puis, aussi soudainement que cela avait commencé, elle s’est arrêtée. Encore aujourd’hui, je me souviens de son tout dernier coup sur mon côté gauche. Elle n’avait plus de force. Elle mourut épuisée.

En dépit de ma culpabilité, j’étais soulagée que sa douleur ait finalement cessé. Mais je n’ai plus jamais été la même. L’avortement n’avait pas seulement tué ma fille. Il avait tué une partie de moi.

Avant que l’aiguille ne traverse mon abdomen, j’avais une certaine estime pour moi-même. Mais quand l’enfant que j’avais abandonnée soudainement commença sa lutte en moi, j’ai commencé à me haïr moi-même. Il en a été ainsi rapidement. Toute notion d’estime de moi-même, toute valeur que j’avais respectée, tout espoir que j’avais toujours gardé. tout était anéanti par le poison de ce seul acte inutile. Tout souvenir de joie était maintenant souillé par l’odeur de la mort.

Il n’y avait aucun moyen de l’arrêter Il n’y avait aucun moyen de tout remettre comme avant. Je n’avais plus aucun contrôle, aucun choix. J’étais sans puissance, faible. J’étais une meurtrière.

Un petit moment après que mon bébé ait arrêté de bouger, ils m’ont fait une injection pour stimuler le travail. Pendant 12 h, toute la nuit, j’étais en travail. Lorsque finalement j’ai accouché, les infirmières n’étaient pas dans la pièce.

J’ai accouché ma fille moi-même à 5h30 le matin suivant. Après lui avoir donné naissance, je l’ai prise dans mes mains. Je l’ai regardée de haut en bas. Elle avait une tête avec des cheveux, ses yeux étaient ouverts. J’ai regardé ses petits pieds et mains. Ses doigts avaient même des ongles et des empreintes. Tout était parfait. Elle n’était pas un "fœtus". Elle n’était pas le "produit de la conception". Elle était un petit être humain. Elle était ma fille. Déformée par l’agonie. Silencieuse et immobile. Morte.

Cela m’a semblé duré 10 mn ou plus, bien que cela n’ait peut-être duré que 30 s. Les infirmières sont venues et m’ont arraché ma fille des mains et l’ont jetée -littéralement jetée- dans une cuvette et l’ont emmenée"...

Pour ajouter à la douleur, après que ma fille ait été emmenée, ils ont amené une autre femme dans la chambre pour finir son travail. Mais cette femme n’avait pas un avortement. Non, elle a eu un beau petit garçon, en bonne santé. Aucun mot ne peut dire combien cela me fut pénible.

Je suis sortie de l’hôpital 8 jours après l’accouchement. Le compte-rendu officiel rempli par mon avorteur déclarait que le procédé s’était effectué ’sans complications’. Trois jours plus tard j’ai recommencé d’avoir ce que je ressentais comme les douleurs du travail, et j’ai perdu un morceau de placenta presque de la taille de ma main... Bientôt par la suite, j’ai choisi d’avoir une ligature des trompes. Je ne pouvais vivre avec l’idée que je pourrais peut-être tuer encore. C’était trop dévastateur... Mon corps qui avait le pouvoir de créer la vie était trop facilement un fantôme de mort.

J’ai commencé à être tourmentée par des pensées de mort. Je fantasmais au sujet de la manière dont je mourrais. Mon bébé avait lutté pendant deux heures. J’ai essayé de m’imaginer moi-même en train de mourir d’une mort similaire...

Quatre mois après mon avortement, les pertes de sang et l’infection continuaient. Trop honteuse pour aller chez mon propre gynécologue-obstétricien, je suis retournée vers le Dr. Fong et il a fait un D. et C. pour nettoyer l’utérus. Il a sectionné le col et a laissé ce qu’il y avait en moi. Trois semaines plus tard j’étais gravement surinfectée.

Sept mois plus tard, à l’âge de 22 ans, j’ai été contrainte de subir une hystérectomie totale - tout cela à cause de cet avortement légal "sûr et simple". A cette époque, je n’étais plus préoccupée de savoir si je vivais ou mourais encore... Je haïssais le monde au moins autant que je me haïssais moi-même. (9 :XVI-XIX)



Extrait de "When does life begin?" - John ANKERBERG ET John
WELDON Nancy JO MAN est la fondatrice de "Women Exploited By Abortion" (WEBA) Publié sur le site de Chrétiens Pour la Vérité.

Note du webmestre :  Cest le plus grand génocide de tout les temps...

   
 
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