Pour une étude poussée sur les relations entre la pollution et la fertilité humaine

 

 

NDLR : au moins 80% des substances chimiques mises sur le marché n'ont jamais été testées et leurs effets totaux sur la santé sont méconnus . Des ADM à raisons économiques...


Il faut des financements permettant de mener des études à très long terme sur les effets des pesticides et d'autres substances chimiques sur la fertilité humaine, a déclaré mardi devant la presse le Pr Alain Spira, chercheur à l'Inserm, invitant à analyser les effets sur une voire deux générations.

La députée UMP Nathalie Kosciusko-Morizet et le Pr Spira présentaient la journée de rencontres parlementaires consacrée à la "fertilité humaine et l'environnement", qui sera organisée le 13 décembre à Paris pour confronter les recherches et sensibiliser les décideurs.

Entre 25 et 44 ans, 30% des femmes déclarent avoir eu des difficultés ou échoué à avoir un enfant, a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet, qui préside le groupe d'études "Santé et environnement" de l'Assemblée nationale, citant une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined).


En matière de fertilité masculine, une étude danoise de 1992 avait alerté sur la baisse de la concentration du sperme en spermatozoïdes. On est passé en Europe de 90 à 100 millions de spermatozoïdes par millilitre dans les années 50, à 50 à 60 milions par millilitre dans les années 90, a précisé le Pr Spira, faisant état d'une stabilisation relative depuis dix ans.

La gamétogénèse, ou production des cellules reproductrices, commence durant la vie utérine puis reprend à la puberté, "toute modification subtile liée à l'environnement pendant ces phases" peut avoir des effets non seulement sur la personne elle-même mais les générations suivantes, a-t-il souligné.

Une plus grande fréquence des cancers du testicule et une augmentation des malformations de l'appareil reproducteur masculin ont été constatées.

Un observatoire épidémiologique de la fertilité en France, mis en place par l'Inserm (recherche médicale) et l'Institut de veille sanitaire, a lancé une enquête pour comprendre les causes d'une telle détérioration.


Un millier de couples, qui n'utilisent aucune contraception et souhaitent un enfant, devraient être suivis sur plusieurs années, en tenant compte de leur exposition à différents types de pollution.

Les premiers résultats d'une étude préliminaire publiés en juillet ont déjà permis de confirmer l'effet néfaste du tabac sur la fertilité, le délai nécessaire à l'obtention d'une grossesse ayant doublé parmi les couples fumeurs par rapport aux couples où la femme était non-fumeuse.


POURQUOI VIVAIENT-ILS SI LONGTEMPS ?

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