L'aspartame cancérigène chez le rat 
 
L'édulcorant qui remplace le sucre, entraîne une augmentation des lymphomes et des leucémies chez le rongeur, selon une nouvelle étude scientifique. Ces résultats pourraient conduire à réévaluer les risques liés à cet édulcorant.
Boisson, yaourt, chewing-gum… L'aspartame, utilisé pour donner une saveur sucrée à plus de 6.000 produits allégés dans le monde, s'avère cancérigène chez le rat. C'est ce que montrent les résultats d'une étude scientifique italienne publiée jeudi.
L'aspartame a été découvert en 1965 et commercialisé aux Etats-Unis depuis 1974 et en France depuis 1988. Il remplace le sucre dans de nombreux produits de consommation dits "light" et dans certains produits pharmaceutiques, notamment des sirops et antibiotiques pour enfants. Il avait déjà été soupçonné de provoquer des cancers du cerveau.

L'aspartame entraîne une "augmentation statistiquement significative des lymphomes et des leucémies chez les rats femelles, lorsqu'il est administré à des doses très proches de celles auxquelles les êtres humains peuvent être exposés", selon l'équipe italienne conduite par le Dr Morando Soffritti, dont les résultats doivent paraître dans la revue médicale European Journal of Oncology.
Les chercheurs appellent à "revoir rapidement" la règlementation concernant les doses admissibles de cet édulcorant "dans la nourriture et les boissons, en particulier pour protéger les enfants". "Ces résultats préliminaires doivent encore être confirmés", estime pour sa part l'Afssa.

Réévaluation des risques chez l'homme
La dose journalière acceptable (DJA) d'aspartame est actuellement fixée à 40 mg par jour et par kilogramme de poids corporel pour l'homme au sein de l'Union européenne et à 50 mg/kg aux Etats-Unis. La dose moyenne journalière d'aspartame effectivement consommée par la population se situerait entre 2 et 3 mg/kg, "mais davantage pour les enfants et les femmes enceintes", rappelle l'équipe italienne. Lors de ses travaux portant sur 1.800 rats, les rongeurs ont reçu de l'aspartame, de l'âge de 8 semaines à la fin de leur vie, à des doses qui correspondraient pour l'homme à des prises allant de 0 à 5.000 mg/kg. L'augmentation de la fréquence des lymphomes et leucémies chez les rates est liée à la dose reçue, soulignent les chercheurs.


Source : TF1 

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