SCLÉROSE EN PLAQUES
ET POLLUTIONS ÉLECTROMAGNÉTIQUES



Depuis quarante ans, le Dr Jean-Pierre Maschi, un médecin niçois, se bat pour faire reconnaître sa découverte, validée auprès de très nombreux patients : Non la sclérose en plaques ne serait pas une maladie virale mais due à la pollution électromagnétique, terme qu’il a inventé.

Docteur Jean-Pierre Maschi, vous êtes médecin généraliste. Comment vous êtes-vous intéressé à la sclérose en plaques, une affection qui est du domaine de la neurologie?

C'est un évènement fortuit, survenu en 1967, au cours de mon parcours médical qui a débuté il y a une soixantaine d'années. Après mes études effectuées a la faculté de Médecine de Paris de 1945 a 1953. je me suis installé médecin généraliste à Tuléar, une ville située sur la côte ouest de Madagascar où j'ai exercé de 1955 a 1962 avant de me réinstaller a Nice en 1963, ville dont je suis originaire.

Durant les années passées à Madagascar, vous étiez-vous déjà posé des questions à propos de la sclérose en plaques?

Absolument pas. Ce n'est qu'au cours de l'année 1965 que j'ai réalisé que, dans les pays industrialisés, la prolifération des appareils, des matériels de toutes sortes, produisant ou utilisant le courant électrique, étaient capables de perturber l'environnement électrique par des ondes électromagnétiques qu'ils émettent, et d'occasionner une nouvelle forme de pollution que j'ai appelée pollution électromagnétique.
J'ai créé ce terme à une époque où les milieux scientifiques commençaient à peine a reconnaître les effets déjà désastreux de la pollution chimique de l'air, des eaux et des sols. Le grand public était encore tenu dans l'ignorance totale des problèmes d'écologie, d'environnement. Le mouvement écologique n'a débuté qu'en 1968..    .

Quelles sont les conséquences de la pollution électromagnétique sur la santé?
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Après avoir pris conscience de l'existence de cette pollution, j'ai formulé une théorie selon laquelle elle provoque une lente et progressive électrocution des organismes humains qui, suivant les individus et en fonction de facteurs génétiques, de prédisposition, joue un rôle déterminant dans les maladies de civilisation : Affections rhumatismales, cardiaques et neurologiques. Ces affections sont ainsi dénommées car toutes les enquêtes épidémiologiques indiquent qu'elles sont de plus en plus fréquentes dans les pays industrialisés et peu fréquentes dans les pays en voie de développement.

Comment expliquez-vous la répartition géographique de ces maladies?

Pour formuler ma théorie sur la nouvelle pollution, je me suis basé sur les résultats de certains travaux scientifiques, en particulier ceux concernant les complications tardives de l'électrocution accidentelle.
J'ai fait aussi des observations personnelles. Ainsi, j'ai réalisé que les conditions de vie jouent un rôle important dans cette pollution. Dans les pays industrialisés les habitants sont, pour la plupart, habillés de vêtements en fibres synthétiques, productrices d'électricité statique qui soumet, en permanence, leur corps à une véritable agression électrique.
Ils ont aussi des chaussures à semelles de matière plastique ou de caoutchouc, ce qui les isole électriquement du sol.
Les maladies de civilisation sont, à mon avis, peu fréquentes dans les pays en voie de développement, pour une raison évidente et très simple à comprendre : Dans ces pays, les populations autochtones vivent encore très près de la nature, loin des ondes électromagnétiques émises par les appareils électriques et surtout, elles marchent presque toujours pieds nus. Ce qui les met en permanence « à la terre ».

Avez-vous cherché à lutter contre les effets de la pollution électromagnétique ?

Très rapidement j'ai réalisé le danger de cette pollution, car étant incolore, inodore, insonore, impalpable et indolore, elle touche les individus, sans qu'ils s'en rendent compte. Ses effets néfastes ne se manifestent qu'après plusieurs années d'exposition.
  Dès 1966, j'ai cherché les moyens d'éviter les effets de cette pollution.
Il faut d'abord suivre des conseils d'hygiène générale comme la suppression, de jour comme de nuit, des vêtements en fibres synthétiques. Porter de préférence des chaussures à semelles de cuir, moins isolant que le caoutchouc.

Quand cela est possible, le contact des pieds sur le sol est très utile et il faut, évidemment, faire très souvent des douches généralisées ou sur les jambes.
Un moyen très simple de se dépolluer électriquement est d'ouvrir un robinet et de mettre les mains sous l'eau durant quelques minutes. Cela permet d'être  « mis à la terre».
Un tel conseil devrait être suivi plusieurs fois par jour par les personnes obligées de vivre, de travailler dans des locaux ou il y a beaucoup de matériels électriques de toutes sortes.

    De tels conseils doivent être suivis à titre curatif mais ils devraient être, aussi, suivis à titre préventif pour éviter de s'électrocuter lentement.
Les bains en piscine, les bains de mer les cures de thalassothérapie sont les meilleurs moyens de rééducation pour les malades ayant des troubles de la marche.

Depuis des siècles, des minéraux sont utilisés pour traiter les rhumatisants. C'est ce qui est fait dans les stations thermales par application de boue ou par les bains de boue, J'ai alors choisi quelques-uns de ces minéraux, que j'ai utilisés secs et pulvérisés, mis dans un petit sachet de coton contenu dans une ceinture également de coton, portée autour de la taille, à même la peau. Au début de l'année 1967, j'ai fait suivre cette méthode, conseils d'hygiène générale et port de la ceinture, à des rhumatisants. Très rapidement, les résultats obtenus par certains. malades dépassèrent mes espérances.

Classiquement, la sclérose en plaques n'est-elle pas une maladie virale?

Il est exact que depuis plus d'un siècle les neurologues considèrent cette affection comme une maladie virale, alors que jamais aucune recherche n'a permis de mettre en évidence un virus sur le malade, le cadavre, l'animal ou même dans la Nature.
Le propre des virus est d'être très facilement transmissibles. Or, la sclérose en plaques n'est pas contagieuse. Comme elle se retrouve essentiellement dans les pays industrialisés, tout naturellement, j'ai pensé qu'elle devait être une « maladie de civilisation ». En 1967, j'ai formulé une théorie multifactorielle de la sclérose en plaques mettant en jeu un facteur génétique et un facteur d'environnement, en l'occurrence la pollution électromagnétique.

En 1965, vous avez pris conscience de la pollution électromagnétique. En 1967 vous avez formule une théorie sur la cause de la sclérose en plaques. Vos idées ont-elles été reprises par la communauté scientifique et par les médecins ?

Durant une dizaine d'années, j'ai été le seul à parler de la pollution électromagnétique, mais à partir du milieu des années 1970, j'ai appris que des chercheurs américains, canadiens, russes... avaient à leur tour pris conscience de cette nouvelle pollution. Rapidement des travaux furent menés dans le monde entier. A l'exception de la France.
Depuis une trentaine d'années, elle est reconnue par la communauté scientifique. En 2007, en tapant sur Internet les mots pollution électromagnétique, en français, en anglais et en allemand, il était indiqué que l'on pouvait consulter plus de 6 millions de pages sur ce seul sujet. Le terme que j'ai créé en 1965 est maintenant entré dans le langage courant.
   
A partir de 1968, j'ai écrit aux successifs ministres de la Santé pour les mettre en garde contre le danger de la pollution électromagnétique. Toutes mes lettres sont toujours restées sans réponse.
En 1968, les spécialistes français de la sclérose en plaques avaient rejeté ma théorie sur une cause multifactorielle de la maladie.
En 1983, j'ai appris, par les médias, que ces mêmes spécialistes avaient, tranquillement, repris ma théorie. Mais pour eux le facteur d'environnement est un virus et non la pollution électromagnétique comme je l'avais précisé dès 1967. Virus toujours introuvable et sur lequel ils étaient incapables de fournir la moindre explication.
Alors que j'exerçais illégalement j'avais continué à recevoir des malades venus me consulter de toute la France et même de l'étranger. Les améliorations qu'ils constataient étaient pour moi les preuves de l'exactitude de la théorie générale sur la pollution électromagnétique et de ma théorie sur la sclérose en plaques.

Quelle a été la réaction des spécialistes de la sclérose en plaques?

Je l'ignore car depuis 1968 je n'ai jamais été en rapport avec eux.
Par ces médecins je savais qu'ils continuaient à reconnaître la cause multifactorielle de la sclérose en plaques mais défendaient toujours l'idée de la présence d’un virus - toujours introuvable.
Ils refusaient aussi de reconnaître l'influence du stress chez les sclérosés en plaques.
Au début des années 2000, des journaux médicaux firent paraître des articles faisant état de l'influence du stress chez de tels malades.
C'est ainsi que Le Quotidien du Médecin a fait paraître, dans son numéro du 20 mars 2004, un article titré: « Sclérose en plaques et vie quotidienne - Un stress pourrait déclencher une poussée". Cet article commençait ainsi: "La notion de stress déclenchant une poussée de sclé
-rose en plaques en exacerbant la maladie remonte à Charcot, selon qui la sclérose en plaques pouvait apparaître dans les suites d'un chagrin, d'une situation humiliante ou de revers sociaux".

Jean-Martin Charcot est ce médecin français qui le premier a décrit, le 14 mars 1868, la sclérose en plaques. Il est considéré comme le « père" de la neurologie moderne. Ses constatations éliminaient, d'emblée, la présence d'un virus dans la sclérose en plaques.
Depuis 1968, j'ai recueilli des milliers d'articles sur la sclérose en plaques, j'ai enregistré de très nombreuses émissions radio et télévisées au cours desquelles intervenaient des spécialistes français de la maladie. Jamais aucun neurologue n'a signalé les constatations capitales faites par Charcot sur le stress. Elles étaient la preuve que la sclérose en plaques n'est pas une maladie virale mais ces précisions fournissent un éclairage particulier sur l'historique des recherches.
Il est évident que les neurologues n'ont jamais tenu compte des constatations de Charcot. D'une façon arbitraire, sans aucune preuve, ils décidèrent qu'elle était une maladie virale, Et depuis, des générations de neurologues ont, aveuglément, repris cette hypothèse.

De très nombreux instituts de recherche ont été créés de par le monde, avec un seul objectif: découvrir le présumé virus. Des dizaines de milliers de chercheurs « traquant» un virus qui n'a jamais existé que dans l'imagination des neurologues. Des sommes colossales ont été dépensées et continuent d'être dépensées. En pure perte car, 140 ans après les constatations de Charcot, le virus n'a toujours pas été découvert.

Pour moi, ces constatations ont été la confirmation de l'exactitude dé mon raisonnement qui, en 1967, m'avait fait comprendre qu'il n'y a pas de virus dans la sclérose en plaques.
En 1968, il y avait en France, 25 000 sclérosés en plaques. En 2008, ils sont  près de 90 000 et il y a 3000 cas nouveaux chaque année. Dans le monde entier, en 1968, il y avait un million de sclérosés en plaques. Ils sont maintenant, deux millions et demi. Aux Etats-Unis, il y a 250 000 malades et 10 000 cas nouveaux chaque année. Cette progression inquiète depuis longtemps les spécialistes français de la maladie mais Ils ont toujours reconnu être incapables d'en expliquer la cause.

Compte tenu de mon hypothèse, cette progression s'explique par l'augmentation considérable de la pollution électromagnétique, depuis plusieurs décennies. Cette maladie est toujours très rare dans les pays en voie de développement.


    . Propos recueillis par JeanYves Bilien  Realisateur de films documentaires

http://www.jeanpierremaschi.com/
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