Et l'homme créa son double...

Le clonage des êtres humains fait rêver. Cela permettrait aux homosexuels ou à ceux qui désirent se reproduire en plusieurs exemplaires d‘avoir des enfants qui leur ressemblent. Certains médecins imaginent déjà des banques de clones où nous pourrions puiser les cellules en bon état pour remplacer nos mauvaises cellules. L’Angleterre autorise le clonage et l’utilisation des embryons surnuméraires à des fins thérapeutiques. La France veut, pour le moment, interdire le clonage reproductif.

Placées entre les mains d’hommes ou de sociétés sans scrupules, les manipulations génétiques peuvent devenir un instrument de cauchemar. La secte Raël, par exemple, fondée par le Français Claude Vorihlon, enseigne que nous sommes des clones créés par les extra-terrestres. Elle propose de cloner des enfants au travers de sociétés off-shore comme Clonaid. Cela servirait pour des couples homosexuels ou pour ceux qui aimeraient "refaire" un enfant qui est mort. Un couple américain a versé 3 millions de francs à la secte pour qu’elle clone leur fille de 10 mois qui venait de décéder, à partir de cellules prises dans son corps. Les experts mondiaux en génétique condamnent ce projet. 

Le professeur Ian Wilmut, qui a "créé" la brebis Dolly à l’Institut Roslin d’Édimbourg, a qualifié de "malencontreuse" cette expérience. "Nous sommes sincèrement désolés pour les couples qui ont perdu un enfant. Mais on ne peut pas ramener cet enfant. Les gens devraient réaliser que c’est une vérité biologique. De plus, il me paraît criminel d’essayer cela sur un être humain."4 Lee Silver, un biologiste de l’Université de Princeton faisant autorité dans le clonage, a ajouté : "Comme la secte Aum au Japon a pu recruter des chimistes hautement qualifiés pour mettre au point leur gaz sarin et empoisonner le métro de Tokyo, je parie que les raéliens trouveront les biologistes qui voudront réaliser le clonage pour eux."5


De toute évidence, certains hommes veulent totalement maîtriser la procréation et manipuler l’être humain pour obtenir ce qu’ils veulent. Dans un livre récent, le Pr Bernard Debré, ancien ministre et Pr agrégé de médecine, explique que "tôt ou tard, on saura isoler le gène codant pour déterminer la taille d’un enfant, la couleur de ses cheveux ou de ses yeux, voire lui procurer le don de la musique. Faudra-t-il s’en servir et programmer ces enfants avant de les mettre au monde ? "6.

N’est-ce pas de l’égoïsme extrême que de vouloir concevoir un enfant à sa convenance ?

J’aimerais ici dénoncer une immense hypocrisie. Bien que tous se défendent de pratiquer l’eugénisme, ils y vont à grands pas. L’eugénisme est " la science qui étudie et met en œuvre les moyens d’améliorer l’espèce humaine en cherchant, soit à favoriser l’apparition de certains caractères, soit à éliminer les maladies héréditaires." 7 Sous prétexte d’améliorer l’espèce humaine, les hommes font un tri entre les enfants viables et ceux qui ne le seraient pas. C’est de l’eugénisme.

La question est : sur quels critères choisit-on un enfant viable par rapport à l’enfant que l’on veut avorter ? Qui est en droit de choisir entre les êtres humains? Les choses vont tellement loin que le professeur Testart, qui a réalisé la première fécondation in vitro française avec la petite Amandine, a déclaré : " Si l’être humain ne respecte pas son œuf, il ne respecte pas l’humanité qui est dans l’œuf et si on ne respecte pas l’humain qui est dans l’œuf ou le cadavre, on va vers la barbarie "8.

Contrairement à ce que l’on croit, la Bible encourage la recherche scientifique : " C'est par la science que la maison se remplit de tous les biens précieux et agréables. "9

Mais elle précise que la science doit être encadrée par des limites très précises, c’est-à-dire le respect des lois naturelles et morales établies par Dieu : " La crainte de l'Éternel est le commencement de la science… "10

En touchant aux fondements mêmes de la vie, les savants s’aventurent sur un terrain inconnu. L’épidémie de vache folle pourrait n’être qu’un petit incident comparé aux troubles mondiaux que provoqueraient le clonage et l’eugénisme. Et la bioéthique, qui est souvent bousculée par les possibilités de guérison ou par l’appât du gain, n’est pas en mesure d’arrêter ce mouvement effrayant.

Les limites de la Bioéthique

Pour répondre à certaines questions difficiles, les gouvernements ont en mis en place des comités d’éthique. Mais l’éthique n’est pas comme la loi de Dieu. La loi de Dieu est universelle, absolue, immuable et vraie. De plus, elle vient d’un Dieu juste, aimant et absolument bon. La bioéthique est une sorte de morale scientifique à géométrie variable. Le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) a déclaré que "le fœtus doit être considéré comme une personne humaine potentielle". Que signifie cette expression "potentielle" ? Pour beaucoup, le fœtus humain ne devient un enfant que "lorsque ses parents ont un projet parental". Si ses parents n’en veulent pas, il n’est qu’un fœtus-objet, dont on peut se débarrasser. En cas de fécondation in vitro, les fœtus supplémentaires sont congelés et peuvent désormais servir à la Recherche11. Ils ne sont donc plus considérés comme humains. Mais s’ils ne sont pas humains, que sont-ils ? Animaux ? Végétaux ? Il n’existe pas d’autres formes de vie…

Un monde dangereux


L’enfant à naître, le handicapé et le vieillard sont de plus en plus menacés.

L’accroissement des avortements en Europe va de pair avec la poussée pour l’euthanasie. La Hollande a entériné fin novembre 2000 la légalisation de l’euthanasie. En 1999, les médecins hollandais pratiquaient déjà annuellement 4000 euthanasies dont 1000 sans le consentement du patient. La France pourrait suivre la même voie.

Notre monde est devenu dangereux parce que l’éclatement des familles et les impératifs financiers priment sur l’amour et les soins.

Notre monde est dangereux pour le fœtus qui dérange et qui est éliminé sans qu’aucun avocat ne puisse le défendre. La légalisation de l’avortement, qui, au départ, visait à protéger les femmes des avortements mal faits, a fini par banaliser l’avortement de confort.

Certains militants de l’avortement disent que la femme doit pouvoir faire ce qu’elle veut de son ventre. Cela révèle encore une fois la dureté des cœurs. L’embryon n’est pas le ventre. L’embryon est un petit être dépendant de sa mère, certes, mais qui a une vie propre -et un ADN propre- une personnalité, une âme propre. La mère, en le portant, ne peut pas moralement le détruire comme il lui plaît. Elle a la responsabilité de le nourrir parce qu’il dépend d’elle. Comment peut-on militer pour les Droits de l’Enfant avec autant de force et massacrer des bébés dans le sein de leur mère par milliers chaque année ?

Notre monde est dangereux parce qu’il veut éliminer des personnes soi-disant non viables qui auraient une vie passionnante. Voici un cas réel. Une mère syphilitique était enceinte de son mari alcoolique. Ils avaient déjà un garçon atteint de Trisomie 21 et une fille infirme et aveugle. Que faire ? L’enfant à naître avait plusieurs chances d’être atteint d’un mal congénital et ses parents ne souhaitaient pas vraiment agrandir leur famille. Devait-on procéder à l’avortement ? Si oui, nous aurions tué Ludwig von Beethoven…

Le procès fait à un médecin qui n’avait pas diagnostiqué la rubéole chez une femme enceinte, fait frémir. Les parents ont soutenu que leur enfant méritait une indemnisation pour "sa peine de vie". Cet enfant, qui ne s’est jamais exprimé, n’aurait pas dû vivre, selon eux. Mais les parents ont-ils droit de vie et de mort sur leurs enfants ? De plus, la rubéole n’entraîne de déficiences chez l’enfant que dans un cas sur 10. Doit-on alors tuer des enfants sains pour éviter tout risque ? Pourquoi ne pas euthanasier aussi tous ceux qui, à nos yeux, n’ont pas une vie digne ? Il y a pourtant des handicapés profonds qui ont une vie plus remplie que des valides. Doit-on pour autant les éradiquer ?

Notre monde est dangereux parce que beaucoup ne supportent plus de se soumettre aux lois de la nature. Il faut que leur moindre désir soit exaucé par la science et que toute gêne soit éliminée. C’est de l’utopie et de l’égoïsme !

Par un mensonge énorme, on nous fait croire que l’avortement et l’euthanasie sont des marques de compassion et un progrès pour la société. C’est au contraire la preuve d’une absence totale de compassion et de sentiments humains qu’on croyait naturels. Il semble que de plus en plus de personnes acceptent de cautériser leur conscience au nom d’un pseudo progrès. Ils supportent sans remords de voir broyer un bébé parce qu’il n’était pas désiré. C’est le commencement de la barbarie !

Dieu a envoyé son jugement sur les civilisations anciennes qui tuaient leurs enfants : " Ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux idoles, ils répandirent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles, qu'ils sacrifièrent aux idoles de Canaan, et le pays fut profané par des meurtres. "12

Il a aussi annoncé qu’il viendrait un temps où les jours seraient périlleux pour les hommes parce que ceux-ci seraient " égoïstes, amis de l’argent, ingrats, irréligieux, insensibles, cruels, ennemis des gens de bien, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu."13

Encore une fois, certains hommes se permettent de violer des lois de Dieu sans penser aux conséquences. Le sixième commandement dit bien : "Tu ne tueras point". Si je tue un enfant parce que je ne veux pas de lui ou parce qu’il n’est pas tel que je le voudrais, je commets un meurtre.

La Bible montre que notre existence humaine commence dans le ventre de notre mère et que là, Dieu prépare déjà notre vie :

"Le Roi David dit : C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux existe."14

Un enfant, quel qu’il soit, est innocent quand il entre dans le monde. Nous ne pouvons pas affirmer avant sa naissance qu’il sera forcément malheureux. Qu’en savons-nous ? Devrait-on éliminer toutes les personnes malheureuses ? Avec de l’amour et de la chaleur humaine, un enfant est heureux, même si la famille n’est pas riche. Le problème, c’est que de plus en plus de gens manquent d’amour et de chaleur humaine. C’est un symptôme grave d’inhumanité.

Conclusion

Les lois de la Nature, de la même façon que les lois civiles, ont été instaurées par le Créateur pour nous protéger. Les violer, même en pensant améliorer le confort de l’humanité, est extrêmement risqué.

Le domaine de la vie, de la procréation et des enfants appartient à Dieu. Quand l‘homme se prend pour Dieu, malheur aux autres hommes ! Un dictateur pourrait un jour s’emparer de ces techniques pour aliéner la race humaine. Le Livre du prophète Daniel et l’Apocalypse de Jean annoncent la venue d’un tel homme, appelé l’Antéchrist.

En quittant les valeurs de la Bible, nos sociétés sont entrées dans des sables mouvants qui ont de quoi inquiéter. Sans valeurs absolues, sans lois immuables, il n’y a plus de protection. Notre monde devient une jungle où il ne fait pas bon vivre.

Je suis sûr que notre vie serait bien plus équilibrée et heureuse si nous redécouvrions la sagesse des Saintes Écritures. Car Il existe un Dieu, infiniment supérieur, qui nous aime et a un plan pour chacun de nous. Il se révèle d’abord par sa création, qui, bien que gâchée en partie par le mal, reste une œuvre admirable d’intelligence et de sagesse. Il s’est aussi révélé au travers des prophètes, qui ont écrit la Bible. Mais Il désire se révéler tout personnellement à vous, cher lecteur, à travers Jésus-Christ. En lisant le Nouveau Testament et en découvrant qui est Jésus, vous serez mis en contact avec le Dieu vivant et véritable et votre vie prendra une direction tout à fait nouvelle et bénéfique.


1 Livre de la Genèse 1:30

2 1Timothée 6 :10

3 Apocalypse 11:18

4 Article du Daily Express, 10 nov 2000 par Toby Moore à New York et Michael Hanlon à Londres.

5 Ibid.

6 Pr Bernard Debré, La Grande Transgression Génétique, Michel Lafon, 2000.

7 Déf. du Petit Robert.

8 Pr Testart, Le Désir du Gène, Paris, éd. F. Bourin, 1992.

9 Proverbes 24:4.

10 Proverbes 1:7.

11 Nouvelle loi de 2000 sur les embryons

12 Psaume 106:37-38

13 2Timothée 3:1-4

14 Psaume 139:13-16



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