900 substances chimiques dans votre maison 

 

Attention, d’abord, à l’air que vous respirez chez vous. Si vous êtes négligent sur ce point, vous vous donnez toutes les chances de vous rendre malade. Et je ne parle pas des « simples » irritations des yeux, du nez ou de la peau, mais de pathologies beaucoup plus sérieuses.

Car l’air intérieur (chez vous) est toujours plus pollué que l’air extérieur, même si vous habitez en centre-ville ! C’est un fait reconnu par les autorités de santé de tous les pays occidentaux : on trouve dans les logements modernes de 2 à 10 fois plus de composés organiques volatiles (COV) qu’en plein air.

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, la pollution de l’air intérieur est responsable d’environ 2 millions de décès prématurés.

On l’oublie un peu vite parce que l’on se focalise sur le gaz noirâtre des pots d’échappement. Pourtant, en pleine « alerte pollution », il sera toujours moins risqué de sortir vous promener à l’extérieur que de rester barricadé chez vous sans aérer.

Mais voici les poisons que l’on connaît bien et dont vous devez le plus vous méfier.


Du formaldéhyde cancérigène dans vos meubles en bois (Ikéa, etc.)
Grâce à l’action courageuse du Professeur Joyeux, des centaines de milliers de Français savent désormais qu’on trouve dans le vaccin DTPolio des traces de « formaldéhyde », une substance classée comme « cancérigène certain » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

Mais ce qu’on sait moins, c’est que nous sommes tous exposés à ce poison à des doses infiniment plus importantes chez nous, dans l’air que nous respirons.
Car le formaldéhyde est un gaz très volatil. Lorsqu’un meuble en contient, il imprègne rapidement l’air ambiant et se retrouve en contact avec les yeux ou le nez.


Il risque alors de provoquer de l’asthme et des allergies, mais aussi des cancers, en particulier du nasopharynx . Il est aussi soupçonné de provoquer des troubles neurologiques comme de la fatigue inhabituelle, des angoisses, migraines, nausées ou vertiges.

Vous ne pouvez pas échapper au formaldéhyde si vos meubles sont en bois aggloméré (contreplaqué ou agloméré) : il est utilisé pour coller les petits débris entre eux. Mais même les meubles en bois massifs ne sont pas toujours épargnés, car le formaldéhyde est aussi utilisé dans de nombreuses colles, vernis et peintures.

Les lits pour bébé ne font pas exception : quelle que soit leur marque, on y trouve des quantités de formaldhéyde inquiétantes, alors que les nourrissons y passent près de 20 heures par jour !
Même le matelas sur lequel vous dormez peut en contenir s’il provient de pays asiatiques. Et si ce n’est pas le cas, vous n’échapperez pas à cet autre poison que sont les retardateurs de flamme.

Des « retardateurs de flamme » sur votre matelas, votre canapé et vos rideaux

Les plus toxiques (les retardateurs de flamme « bromés », ou PBDE) ont été interdits dans les années 2000, mais nous continuons de les inhaler quotidiennement dans la poussière relarguée par les vieilles moquettes, ou vieux canapés.
D’autres retardateurs de flamme (les « chlorés ») continuent d’être utilisés dans nos meubles, télévisions et ordinateurs.

Au total, une étude datant de 2012 a révélé la présence massive de ces retardateurs de flamme dans la poussière de nombreuses habitations. La conclusion des chercheurs est glaçante :
"Notre étude montre que les gens sont exposés quotidiennement à des retardateurs de flamme toxiques. Ces produits chimiques se retrouvent dans l'air que nous respirons et dans les lits sur lesquels nous dormons. Beaucoup de retardateurs de flamme posent des questions de santé publique, y compris concernant le cancer, les déséquilibres hormonaux et des effets néfastes sur le développement du cerveau."

Et le pire, c’est que ces substances chimiques n’ont probablement jamais évité le moindre incendie !

C’est ce que conclut l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire (ANSES) dans un rapport : leur capacité à protéger contre les incendies est tout sauf vérifiée (alors que leur risque pour la santé, lui, est bien réel).

Un tsunami chimique dans vos nettoyants « multi-usages »

Mais le pire des poisons se trouve probablement dans vos placards, dans les produits que vous utilisez pour faire le ménage.

On savait que l’asthme frappe beaucoup plus les femmes de ménage et les infirmières (qui nettoient les instruments médicaux) que les autres professions. Mais le risque le plus préoccupant est le cancer.
Le risque de développer un cancer du sein est multiplié par deux chez les femmes qui utilisent le plus de produits d’entretien !

Les pires poisons se trouvent dans les détergents classiques, les produits de nettoyage courants ou « multi-usages ». Neuf fois sur dix, ils contiennent du formaldéhyde. Telle est la conclusion d’une étude de l’INERIS en 2013, qui a testé les 54 produits de nettoyage les plus utilisés par les Français.

Il faut particulièrement se méfier des sprays et vaporisateurs (comme les détartrants ou décapants pour four). Propulsées dans l’air, les molécules chimiques se retrouvent beaucoup plus facilement dans nos poumons.

Attention aussi aux lave-vitres classiques. Les femmes enceintes doivent impérativement les éviter parce qu’ils contiennent des « éthers de glycols », responsables de malformations du bébé. Des éthers de glycol que l’on trouve également dans les dégraissants et liquides vaisselle...

Que fait la police (de la santé) ??

Mais pourquoi les autorités nous laissent-elles prendre le risque de nous empoisonner à petit feu ?
D’abord parce que l’interdiction de toutes ces molécules aurait un coût extravagant.

Le formaldéhyde (pour ne parler que de lui), est une substance dont raffolent les industriels car il est extrêmement efficace, facile à utiliser et… bon marché. S’ils devaient s’en priver totalement, le prix de beaucoup de nos produits et équipements augmenterait brutalement !

L’autre problème est qu’il est toujours très difficile de prouver avec certitude la toxicité d’une substance chimique. En toute rigueur scientifique, il faudrait la faire ingérer pendant 40 ans à des cobayes et comparer leur état de santé à un autre groupe comparable. Inutile de préciser que cela ne se fera jamais, et tant mieux !

On doit donc se résoudre à faire confiance à des études forcément imparfaites : des tests sur des animaux, des observations sur des professions plus ou moins exposées, des extrapolations dans le temps…

La preuve ultime est toujours difficile à apporter, même lorsque tous les signaux d’alerte pointent dans la même direction. C’est ainsi qu’il a fallu des décennies pour admettre officiellement l’effet cancérigène du tabac et de l’amiante.

Dans le doute, les autorités de santé se contentent généralement de fixer de « seuils » minimums pour chaque poison manifeste. C’est mieux que rien, mais cela ne suffit pas.

Car une même personne est exposée à des dizaines de poison en même temps. C’est ce qu’on appelle « l’effet cocktail », dont les conséquences sont impossibles à anticiper ! Et je ne parle pas des nourissons, infiniment plus vulnérables que les adultes et qui doivent être protégés au maximum.
Vous en êtes donc réduit à devoir vous informer et agir par vous-même. Voici ce que le principe de précaution et le bon sens suggèrent :

Mes 4 recommandations pour respirer chez soi en toute sérénité

Contre la pollution intérieure, il n’y a que deux solutions : retourner vivre dans une grotte. Ou, un peu moins efficace, vider intégralement votre maison et n’y réinstaller que des meubles, fournitures et produits 100 % bio et naturels.

Non, je plaisante bien sûr. Il faut être réaliste… et fort heureusement, on peut réduire considérablement son exposition aux polluants par des mesures simples et peu coûteuses.

1. Aérez, aérez, aérez !

C’est tout bête, mais c’est de loin le geste le plus efficace pour vous protéger de tous les composés volatils emprisonnés dans votre foyer. Aérez tous les jours pendant au minimum 15 minutes, de préférence le matin tôt et le soir tard si vous habitez dans un centre ville pollué.

Aérez quand vous faite le ménage, la cuisine ou des travaux. Si vous faites du sport chez vous, aérez avant et pendant votre séance (car c’est le moment où vous respirez à pleins poumons).

Si possible, aérez vos meubles et fournitures à l’extérieur avant de les installer (surtout les meubles et jouets pour bébé !). Si vous avez un garage, laissez-les y « dégazer » pendant quelques semaines.

Pensez à nettoyez vos VMC (ventilations mécaniques contrôlées) si vous en avez, tous les trimestres, sans faute.

Ce n’est pas une obligation, mais si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez vous procurer un purificateur d’air (avec filtre HEPA). En tout cas, ne comptez pas sur les plantes dites « dépolluantes » : verdir votre foyer est une excellente idée, mais totalement inutile pour vous protéger des fameux composés organiques volatils !

Et vérifiez le taux d’humidité de votre intérieur, car l’humidité accroît les émissions de formaldéhyde. Achetez un « hygromètre » et maintenez un taux d’humidité de 50 % maximum l’été et de 30 à 40 % l’hiver.

2. Prudence avec vos meubles

Prenez quelques minutes pour inspecter vos tapis, moquettes, matelas, canapés, contreplaqués et meubles contenant de la mousse. S’ils sont usés et que vous songiez à les remplacer, n’hésitez plus une seule seconde. S’ils datent d’avant 2004, ils risquent en plus de contenir et d’émettre les retardateurs de flamme les plus toxiques (les PBDE).

Lorsque vous achetez de nouveaux meubles (matelas, etc), demandez expressément au fabriquant leur teneur en formaldéhyde et retardateur de flamme. De façon générale, préférez dans vos achats les matières les moins inflammables comme la laine, le cuir et le coton.

Et parce que les polluants se concentrent dans la poussière, veillez à ce que votre aspirateur ait un filtre HEPA de type H13 à H14, surtout si vous avez de la moquette.

3. Faites le ménage avec des produits bio ou naturels

La bonne nouvelle, c’est que les nettoyants bio ne sont pas plus chers que les nettoyants classiques. Alors profitez-en, et débarrassez-vous vite de tous vos produits détergents, dégraissants et lave-vitres non bio.

Et si vous avez le temps, faites comme vos grands-mères : fabriquez-vous même vos produits d’entretien en utilisant du vinaigre blanc, du savon noir, du bicarbonate de soude et des huiles essentielles. C’est assez simple, économique et leur efficacité est plutôt supérieure aux produits industriels !

4. Eliminez les polluants de votre organisme

Enfin, n’oubliez pas que votre organisme devra de toutes façons éliminer une masse de polluants auxquels il ne peut échapper - à moins de vivre dans une grotte !

Et pour cela, rien de mieux que de consommer plus de végétaux, qui contiennent tous les nutriments protecteurs : antioxydants, détoxifiants (surtout les crucifères), anti-inflammatoires, etc. Ne lésinez pas sur les super aliments comme l’ail, l’oignon et le curcuma. Consommez du thé vert matcha, et des baies rouges et noires.

Pensez aussi à éliminer les polluants de votre organisme par l’activité sportive et la transpiration.

Voilà, vous pouvez respirez. sereinement.

Xavier Bazin

Commentaire de Pierre :

Bientôt je serais au Paradis avec mon Seigneur, et là, il n'y a pas de pollution car tout est pur.

Voulez-vous y aller aussi, c'est gratuit !

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