La Bible et la santé

L'organisation mondiale de la santé définit le mot santé comme: Un état de complet bien-être physique, mental et social. La santé ne consiste donc pas seulement en une absences de maladies ou d'infirmités.

Le problème de la santé est toujours actuel, car on ne meurt pas moins qu'autrefois et la vie ressemble souvent à une survie. Nous ne pouvons pas dire qu'il y ait moins de maladies, moins de souffrances que jadis. " On s'y intéresse quand on est en train de la perdre. "

L'homme étant créé à l'image de Dieu, il est important de sonder le mystère de la personne de Dieu.

Dieu n'est pas une idée, une tendance ou un principe. Il est une Personne d'où tout procède. Ce qui distingue le Dieu de la Bible de toute autre religion, c'est qu'il s'agit d'un Dieu personnel, qui parle personnellement à l'homme, qui l'interpelle. C'est le Dieu personnel qui fait de l'homme une personne.


Les principaux aspects de la révélation de Dieu donc les suivants :

Dieu est Amour

Dieu est une Personne

Dieu est esprit, et ses adorateurs doivent l'adorer en esprit et en vérité.

Dieu le Père - Dieu le Fils " image du Dieu invisible" - Dieu le Saint-Esprit.

A l'image de Dieu, la constitution de l'homme est aussi composée de trois aspects différents:

L'esprit, l'âme, le corps.

Dieu veut établir une relation d'amour avec tout l'être, créant ainsi une santé parfaite de l'esprit, de l'âme et du corps. L'homme n'a pas à chercher lui-même son équilibre, son but est de s'unir dans une relation d'amour avec Dieu. L'essentiel n'est pas la suppression des maladies, mais la transformation des personnes afin qu'elles puissent aimer Dieu et leur prochain. ( Si Jésus avait fait de sa propre santé le signe suprême de sa perfection, il n'aurait certainement pas accepté la mort infamante de la croix ).

Quant à celui qui ne connaît pas cette relation d'amour avec Dieu, source de vie, il existe mais ne vit pas. C'est au moment où le Saint-Esprit intervient dans l'esprit de l'homme qu'il devient véritablement une personne vivante.

1.- Le corps (grec : soma) :

Il est le siège des sens, et constitue la manifestation visible et sensible de ce qu'est l'homme. Il est la poussière qui retournera à la poussière ( Genèse, chapitre 3, verset 19 ). Dans le Nouveau-Testament , il devient le réceptacle du Saint-Esprit.

2.- L'âme (grec : psyché) :

C’est le siège de nos activités mentales et émotionnelles, le principe vital qui donne la vie au corps, lorsqu'il se retire, survient la mort.

3.- L'esprit (grec : pneuma) :

L’esprit est donc cette dimension de l'homme qui lui permet d'être en relation avec Dieu, c'est la possibilité qu'a l'homme de croire en un Dieu et d'en dépendre. L'esprit n'est lié ni au temps ni à l'espace. Dans sa diversité, l'homme est une unité.

Pourquoi la maladie? L'Ancien Testament ne doit pas être considéré comme un recueil de recettes pour les guérisons. Car dans la Bible, la maladie est liée au péché, et représente avant tout un problème spirituel.

Causes du déséquilibre chez l'homme :

La Bible nous enseigne que l'homme est un condamné à mort à cause du péché, pécher c'est agir contre la loi (Torah). Quiconque pèche, transgresse aussi la loi; car le péché est une transgression de la loi. ( 1 Jean 3 verset 4 ).

Pour remédier à cette séparation d'avec son créateur, l'homme aura besoin de Jésus-Christ, qui réconcilie l'homme avec Dieu. A travers toute la Bible, nous voyons que la " chute " est un phénomène qui s'aggrave aux cours des siècles. L'humanité et la nature sont inéluctablement vouées la destruction.

Heureusement, la venue du royaume messianique et le rétablissement de toutes choses, restent la grande espérance de tous les croyants. La maladie et le mal nous placent face à la réalité du péché.

Le péché personnel :

Il n'est pas rare que cet état d'âme, la culpabilité, séquelle inexorable du péché, s'exprime en altérant d'une façon symbolique ou imaginative la fonction de quelque organe ( névroses ) ou, s'il est durable, entraîne des lésions dans les points faibles de l'organisme.

le péché collectif :

Dans le domaine de la santé, la solidarité humaine est une notion qui devient sensible à la conscience de nos générations. On parle de plus en plus de maladies sociales ( tuberculose, alcoolisme, bronchite chronique, sida, etc. ). Il est essentiel pour l'homme de connaître le sens de son existence, comme celui de la vie. Une partie importante des névroses est due au fait que l'homme a perdu le sens de la vie.

La Bible distingue nettement deux sortes de souffrance :

a.- Celle qui est la conséquence plus ou moins directe du péché et de la désobéissance à Dieu (Romains 2, verset 9).

b.- Celle qui est le lot du croyant fidèle au Seigneur ( 1 Pierre 3, verset 14 ).


Les réactions face à la maladie sont variables selon les malades. L'une des plus fréquentes n'est- elle pas la révolte? On crie à l'injustice contre ceux qui possèdent la santé, contre le milieu, et, plus ou moins consciemment contre Dieu. Nombreux sont les autres comportements : la honte, le stoïcisme, le désespoir, le fatalisme etc...

Quelle est l'attitude spirituelle face à la souffrance :

a.- Elle est faite d'une part de dépendance et d'abandon entre les mains de Dieu.

b.- D'autre part d'une lutte pour la santé.

Jésus par son exemple et ses enseignements, nous montre qu'il ne veut pas que l'homme se complaise dans la souffrance ou qu'il s'y expose inutilement.

Dieu adresse cependant de nombreuses promesses de délivrance à ceux qui souffrent.

Il faut lutter contre la maladie, car elle n'est pas l'œuvre de Dieu, mais celle du diable. C'est par le foi que l'homme doit apprendre à s'emparer de ces promesses: " Et invoque-moi au jour de la détresse: je te délivrerai et tu me glorifieras. " ( Psaumes 50, verset 15 ).

Dieu a toujours quelque chose à enseigner par la souffrance. Il permet la maladie pour nous rappeler aux réalités invisibles et spirituelles ( Satan reçoit de Dieu la permission d'éprouver Job ), et toute souffrance donne à l'homme l'occasion de prêter l'oreille aux avertissements de Dieu, de s'examiner, de s'humilier devant Dieu, de mettre ses relations au point avec Lui et avec son prochain.

Dieu atteint le but qu'il s'était proposé lorsque l'homme, à travers sa maladie, commence à le rechercher. Prenant conscience que quelque chose lui manque, l'être humain se rend compte alors que son premier but n'est plus de recouvrer la santé, mais de découvrir celui qui en est la source.

Dans le deuxième livre des Chroniques, au chapitre 16, le verset 12 nous dit: " La trente-neuvième année de son règne, Asa ( le roi ) fut malade des pieds, et sa maladie fut très grave; et toutefois dans sa maladie, il ne chercha point l'Eternel, mais les médecins. " Ce texte nous montre clairement que le médecin ne doit pas prendre la place de Dieu. Dieu ne considère pas en premier lieu les besoins physiques de l'homme, mais bien plutôt ses problèmes spirituels, et il désire sauver le croyant du péché, avant de le sortir de sa maladie.

La santé du corps - L'hygiène du corps, de son environnement :

La loi mosaïque ne prescrit pas de remèdes spécifiques pour chaque maladie, mais elle constitue essentiellement une médecine de prévention. C'est certainement dans la Bible qu'on trouve le premier effort d'une institution d'une médecine préventive aussi perfectionnée.

Notions de contagion et d'asepsie :

Le 30 avril 1878, l'origine des maladies infectieuses dues aux microbes fut découverte par Louis Pasteur.

Des millénaires avant, la loi de Dieu donnait des instructions précises à ce sujet, insistant sur l'importance du contact dans la transmission des maladies.

Lavage après un contact avec un mort :

Dans la Bible, le contact avec un mort rend impur, et Dieu a donné dans les Nombres tout ce qu'il est bon de faire pour se débarrasser de cette impureté. L'enterrement des morts faisait aussi l'objet de règles d'hygiène.

Au dix-neuvième siècle, les milieux médicaux européens n'avaient pas encore pris conscience de tous ces problèmes. Par exemple, un centre médical bien connu à Vienne avait en 1840 une maternité où une femme sur six mourait dans les suites de couches. Ces décès étaient attribués à la constipation, la lactation retardée, ou encore la pollution de l'eau. En réalité, les médecins accoucheurs ne se lavaient pas les mains après les autopsies, et faisaient les examens gynécologiques sans gants.

La notion de septicité liée à la mort fut remise en valeur, au vingtième siècle, par le professeur H. Vincent du Collège de France, éminent bactériologiste, qui a découvert que, dès que la mort survient, le corps se couvre entièrement de colibacilles très virulents, et devient infecté et contagieux.

Les lois bibliques d'asepsie étaient données pour éviter la transmission des maladies à une époque où l'homme n'avait pas les moyens de poser un diagnostic. Par une observation stricte et générale de la loi mosaïque, la transmission de bien des maladies aurait pu être considérablement diminuée :

a.- La transmission cutanée grâce aux lois sur le lavage.

b.- La contamination par les insectes et voie digestives grâce à l'hygiène fécale et alimentaire.

c.-La transmission pulmonaire, par l'isolement les malades.

La Bible fait aussi la distinction entre les maladies contagieuses, et celles qui ne le sont pas. La contagion nécessite toujours l'isolement du malade. " Tout le temps qu'il aura la plaie ( dans ce cas lèpre ), il sera souillé; il demeurera seul, son habitation sera hors du camps. ( Lévitique 13, verset 46 ).

Les souillures humaines: " Tu auras un lieu hors du camp. Et c'est là que tu iras en dehors. Tu auras dans ton équipement une bêche avec laquelle, quand tu iras t'asseoir à l'écart, tu creuseras le sol et, en partant, tu recouvriras tes excréments. " ( Deutéronome 23, versets 12-13 ).

Ces lois d'hygiène élémentaire ne sont pas encore entrées en vigueur dans la plupart des pays chauds ( ce qui a entraîné, au quatorzième siècle, la peste en Europe).

Moyens de désinfection :

a.- L'eau ( après un contact impur, il fallait se laver les mains, mais également dans certains cas le corps tout entier et les vêtements ).

b.-Les agents chimiques: bicarbonate de soude et potasse ( Quand tu te laverais avec du nitre, quand tu emploierais beaucoup de potasse ... Jérémie 2, verset 22 ).

c.- Agent physique: le feu ( Lévitique 13, versets 52, 55 et 57 ).

d.- Le rasoir.

e.- Le temps ( notion de quarantaine imposée à la femme dans la suite des couches ).

f.- L'éloignement.

g.- Le sel ( c'est aussi un agent antiseptique ), il était employé pour les soins des nouveau-nés.

Toutefois, il est important de préciser ou de rappeler que ces lois, tout en étant bonnes pour le corps, n'ont aucune valeur pour notre vie éternelle. La purification réelle, en profondeur, se fait seulement par le sang de l'Agneau qui ôte le péché du monde.

L'alimentation :

Il y a différentes étapes dans l'alimentation de l'homme :

1.- Période antédiluvienne - régime végétarien ( Genèse 1, Verset 29 ).

2.- Après le déluge - régime mixte ( végétarien + carné ).

3.- Epoque des patriarches - surtout les produits de l'élevage ( Genèse 18, versets 7-8 ).

4.- En Egypte - nourriture abondante et variée ( bière, céréales, élevage... ).

Les aliments impurs : ( tareph en hébreu signifie inconsommable, Lévitique chapitre 11)

1- Les animaux morts ou mal saignés.

2- Le lièvre, le lapin ou le porc; car ils véhiculent différents parasites.

3.- Les poissons sans écailles ni nageoires ( murènes, raies, rascasses, tous poissons vénéneux ou venimeux ).

4.- Les huîtres ( filtrent 100 litres d'eau par jour, et par conséquent, concentrent dans leur chairs virus, bactéries et produits toxiques).

En ce qui concerne l'alimentation, la Bible appelle à la tempérance et à la sobriété en toutes choses ( Luc 21, verset 34 ), mais tout homme a le droit de manger à sa faim.

Gardons-nous donc de juger un frère sur ces questions d'ordre alimentaire, car les vraies souillures et impuretés sont surtout d'ordre spirituel. " Rien de ce qui est hors de l'homme et qui entre en lui, ne peut le souiller; mais ce qui sort de lui, voilà ce qui souille l'homme." ( Marc 7, verset 15 ).

Les toxicomanies :

En ce qui concerne les drogues, la Bible mentionne surtout l'alcool. Elle ne l'interdit pas, mais en condamne les abus. La Bible ne nous met pas en garde contre l'alcoolisme seulement, mais contre toutes les formes de toxicomanies : " La lumière de la lampe ne brillera plus chez toi, et la voix de l'époux et de l'épouse ne sera plus entendue chez toi; car tes marchands étaient les grands de la terre, toutes les nations ont été séduites par tes enchantements. " ( Apocalypse 18, verset 23 ).

Le mot enchantement, traduit aussi par maléfice, vient du grec " pharmakeia "; il peut aussi être rendu par le mot drogue ( alcool, tabac, drogues majeures ).

" Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n'êtes point à vous-mêmes? Car vous avez été achetés à un grand prix; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu. " ( I Corinthiens 6, versets 19-20 ).

" Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple. " ( I Corinthiens 3, verset 17 ).

La circoncision : ( Genèse 17, versets 10-14 )

Jésus a été circoncis. Les femmes juives ( ayant un mari circoncis ) ne sont généralement pas porteuses d'un cancer du col de l'utérus.

Régulation des naissances :

D'après la Bible, il ne semble pas que le seul but du mariage soit la procréation. Le mariage, selon la Bible, est avant tout l'unité de l'homme et de la femme, qui est le signe de l'union de Christ avec l'Eglise.

La dissociation entre féminité et maternité existe dès les premières pages de la Bible: " C'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils formeront une seule chair. " ( Genèse 2, verset 24 ).

Mariage et amour :

Le mariage doit correspondre au besoin fondamental de l'homme qui est d'aimer, et d'être aimé. Cet amour ne peut pas être " libre "; il est soumis à des lois morales, sociales et religieuses. Les sociétés, où étaient prônées la liberté sexuelle, ont toutes sombré rapidement dans la décadence.

La santé mentale :

Déjà dans l'Ancien Testament, les lois concernant la santé mentale de l'homme prédominent par rapport aux lois hygiéniques: " Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, et que ton cœur garde mes préceptes; car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, et ils augmenteront ta paix. " ( Proverbes 3, versets 1-2 ).

La guérison divine :

Le but principal de Dieu est de sauver ce qu'il y a d'éternel dans l'homme.

Ceci permettra de comprendre pourquoi la guérison n'intervient pas toujours automatiquement dans la vie des hommes de foi et de prière. Un homme en bonne santé est un homme sauvé par Dieu.

Dimension de la foi et de la prière dans la guérison :

Nos prières ne resteront pas vaines.

L'homme a un esprit qui le distingue de l'animal. Le domaine de l'esprit ne peut être atteint que dans le tête-à-tête avec Dieu, car il relève essentiellement de la relation personnelle avec Dieu.

La foi permet de donner un espoir, lorsque la science n'a pas de base pour cela. La prière, la foi et la compassion représentent donc aussi des remèdes très importants.

La foi, tout comme la prière, a une action même sur le corps humain pour harmoniser ses fonctions.

La prière, loin de consister en une simple récitation de formules, la conscience s'absorbe en Dieu. Cet état n'est pas de nature intellectuelle. Aussi reste-t-il inaccessible autant qu'incompréhensible aux philosophes et aux savants.

Ce Dieu abordable à celui qui sait aimer, se cache à celui qui ne sait que comprendre. Il faut prier fréquemment. De très courtes pensées ou invocations mentales peuvent maintenir l'homme en présence de Dieu. La prière devient alors une manière de vivre.

Le calme engendré par la prière est une aide puissante à la thérapeutique. Elle marque ses fidèles d'un sceau particulier ( une joie sereine de l'expression ).

La maladie est un signe de la séparation de l'homme d'avec Dieu, et elle est l'œuvre de Satan. Cependant, tous les hommes, même les plus consacrés à Dieu, peuvent être malades, sans avoir péché d'une façon particulière.

Le message biblique concernant la guérison :

Dans l'Ancien Testament, plusieurs cas de guérisons sont rapportés :

- Myriam ( Nombres 12, versets 1-15 )- Job ( Job 42, versets 1-10 )- Naaman le Syrien ( II Rois 5, versets 1-14 )- Le roi Ezéchias ( II Rois 20, versets 1-7 ).

La guérison ne peut laisser l'homme dans les mêmes dispositions qu'auparavant. Cette intervention établit une nouvelle relation entre Dieu qui a guéri, et l'homme qui est guéri.

Dans le Nouveau Testament, les guérisons se sont opérées par le Christ et ses disciples. Jésus guérissait, gratuitement et sans distinction, ceux qui venaient à lui. Mais Christ ne pouvait guérir le malade que si ce dernier désirait de tout son cœur être guéri. C'est pourquoi Jésus demandait, avant toutes choses, " veux-tu être guéri? ". Il associait ses actes de guérison à un enseignement concernant le péché et le salut.

Relation entre la guérison et le salut :

Dieu se révèle dans sa parole comme celui qui guérit spirituellement et physiquement, et comme celui qui pardonne et qui sauve. " La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. " ( Jacques 5, verset 15 ).

Les malades sont à la fois rétablis dans l'état antérieur d'une vie dans sa plénitude, et amenés à une nouvelle relation avec le Dieu qui les a guéris et pardonnés, et auquel ils adressent leurs louanges et leurs cris de joie.

Souvent, au travers d'une épreuve ou d'une maladie, Dieu veut nous apprendre à nous détourner de nous-mêmes pour le chercher lui, le Tout-Puissant .

Pour recevoir la guérison, il n'y a pas besoin d'une intelligence ou d'une piété exceptionnelle; il suffit que notre foi coopère avec la volonté de Dieu. Dieu n'accorde pas la guérison en réponses à nos prières, avant d'avoir atteint le but pour lequel il avait permis la maladie.

Dieu permet la maladie pour que l'homme puisse s'humilier, et parvienne alors à confesser son état de pécheur.

D'après les exemples bibliques, Dieu guérit ceux qui sont humbles et qui ont perdu leur confiance en eux-mêmes, et qui demandent son aide en se laissant diriger par Lui. L'élément essentiel recherché par le Christ, dans le domaine des guérisons, n'est autre que la foi. La foi du malade, ou celle d'une autre personne de l'entourage.

Les échecs à la guérison :

Il faut se souvenir que Dieu est souverain dans ses décisions et que la santé et la guérison ne constituent pas le but de la vie. Dieu a alors quelque chose de plus important à apprendre à l'homme au travers de sa maladie et de sa souffrance ( exemple de l'apôtre Paul ).

La Bible nous donne des exemples de fidèles serviteurs de Dieu qui sont restés malades; Dieu ayant, pour eux, en vue quelque chose de meilleur: " Et tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n'ont point remporté les biens promis; Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection. " ( Hébreux 11, versets 39-40 ).

Le corps du croyant et Dieu :

C'est dans l'esprit du croyant qu'il entre en relation par le moyen du Saint-Esprit.

Paul, dans son corps, a été soumis à de dures épreuves; pour toutes ces choses, il ne comptait pas sur sa force naturelle, mais sur la vie de Dieu revitalisant sa chair mortelle, sans en transformer sa nature faible et pécheresse.

Alors que la souffrance et la maladie sont le signe que l'homme est encore dans un monde où règnent le péché et le mal, la guérison sera donc toujours, par excellence, le signe que le Royaume de Dieu s'est approché de l'homme.

L'organisation mondiale de la santé définit le mot santé comme: Un état de complet bien-être physique, mental et social. La santé ne consiste donc pas seulement en une absences de maladies ou d'infirmités.

Le problème de la santé est toujours actuel, car on ne meurt pas moins qu'autrefois et la vie ressemble souvent à une survie. Nous ne pouvons pas dire qu'il y ait moins de maladies, moins de souffrances que jadis. " On s'y intéresse quand on est en train de la perdre. "

L'homme étant créé à l'image de Dieu, il est important de sonder le mystère de la personne de Dieu.

Dieu n'est pas une idée, une tendance ou un principe. Il est une Personne d'où tout procède. Ce qui distingue le Dieu de la Bible de toute autre religion, c'est qu'il s'agit d'un Dieu personnel, qui parle personnellement à l'homme, qui l'interpelle. C'est le Dieu personnel qui fait de l'homme une personne.


Les principaux aspects de la révélation de Dieu donc les suivants :

Dieu est Amour

Dieu est une Personne

Dieu est esprit, et ses adorateurs doivent l'adorer en esprit et en vérité.

Dieu le Père - Dieu le Fils " image du Dieu invisible" - Dieu le Saint-Esprit.

A l'image de Dieu, la constitution de l'homme est aussi composée de trois aspects différents:

L'esprit, l'âme, le corps.

Dieu veut établir une relation d'amour avec tout l'être, créant ainsi une santé parfaite de l'esprit, de l'âme et du corps. L'homme n'a pas à chercher lui-même son équilibre, son but est de s'unir dans une relation d'amour avec Dieu. L'essentiel n'est pas la suppression des maladies, mais la transformation des personnes afin qu'elles puissent aimer Dieu et leur prochain. ( Si Jésus avait fait de sa propre santé le signe suprême de sa perfection, il n'aurait certainement pas accepté la mort infamante de la croix ).

Quant à celui qui ne connaît pas cette relation d'amour avec Dieu, source de vie, il existe mais ne vit pas. C'est au moment où le Saint-Esprit intervient dans l'esprit de l'homme qu'il devient véritablement une personne vivante.

1.- Le corps (grec : soma) :

Il est le siège des sens, et constitue la manifestation visible et sensible de ce qu'est l'homme. Il est la poussière qui retournera à la poussière ( Genèse, chapitre 3, verset 19 ). Dans le Nouveau-Testament , il devient le réceptacle du Saint-Esprit.

2.- L'âme (grec : psyché) :

C’est le siège de nos activités mentales et émotionnelles, le principe vital qui donne la vie au corps, lorsqu'il se retire, survient la mort.

3.- L'esprit (grec : pneuma) :

L’esprit est donc cette dimension de l'homme qui lui permet d'être en relation avec Dieu, c'est la possibilité qu'a l'homme de croire en un Dieu et d'en dépendre. L'esprit n'est lié ni au temps ni à l'espace. Dans sa diversité, l'homme est une unité.

Pourquoi la maladie? L'Ancien Testament ne doit pas être considéré comme un recueil de recettes pour les guérisons. Car dans la Bible, la maladie est liée au péché, et représente avant tout un problème spirituel.

Causes du déséquilibre chez l'homme :

La Bible nous enseigne que l'homme est un condamné à mort à cause du péché, pécher c'est agir contre la loi (Torah). Quiconque pèche, transgresse aussi la loi; car le péché est une transgression de la loi. ( 1 Jean 3 verset 4 ).

Pour remédier à cette séparation d'avec son créateur, l'homme aura besoin de Jésus-Christ, qui réconcilie l'homme avec Dieu. A travers toute la Bible, nous voyons que la " chute " est un phénomène qui s'aggrave aux cours des siècles. L'humanité et la nature sont inéluctablement vouées la destruction.

Heureusement, la venue du royaume messianique et le rétablissement de toutes choses, restent la grande espérance de tous les croyants. La maladie et le mal nous placent face à la réalité du péché.

Le péché personnel :

Il n'est pas rare que cet état d'âme, la culpabilité, séquelle inexorable du péché, s'exprime en altérant d'une façon symbolique ou imaginative la fonction de quelque organe ( névroses ) ou, s'il est durable, entraîne des lésions dans les points faibles de l'organisme.

le péché collectif :

Dans le domaine de la santé, la solidarité humaine est une notion qui devient sensible à la conscience de nos générations. On parle de plus en plus de maladies sociales ( tuberculose, alcoolisme, bronchite chronique, sida, etc. ). Il est essentiel pour l'homme de connaître le sens de son existence, comme celui de la vie. Une partie importante des névroses est due au fait que l'homme a perdu le sens de la vie.

La Bible distingue nettement deux sortes de souffrance :

a.- Celle qui est la conséquence plus ou moins directe du péché et de la désobéissance à Dieu (Romains 2, verset 9).

b.- Celle qui est le lot du croyant fidèle au Seigneur ( 1 Pierre 3, verset 14 ).


Les réactions face à la maladie sont variables selon les malades. L'une des plus fréquentes n'est- elle pas la révolte? On crie à l'injustice contre ceux qui possèdent la santé, contre le milieu, et, plus ou moins consciemment contre Dieu. Nombreux sont les autres comportements : la honte, le stoïcisme, le désespoir, le fatalisme etc...

Quelle est l'attitude spirituelle face à la souffrance :

a.- Elle est faite d'une part de dépendance et d'abandon entre les mains de Dieu.

b.- D'autre part d'une lutte pour la santé.

Jésus par son exemple et ses enseignements, nous montre qu'il ne veut pas que l'homme se complaise dans la souffrance ou qu'il s'y expose inutilement.

Dieu adresse cependant de nombreuses promesses de délivrance à ceux qui souffrent.

Il faut lutter contre la maladie, car elle n'est pas l'œuvre de Dieu, mais celle du diable. C'est par le foi que l'homme doit apprendre à s'emparer de ces promesses: " Et invoque-moi au jour de la détresse: je te délivrerai et tu me glorifieras. " ( Psaumes 50, verset 15 ).

Dieu a toujours quelque chose à enseigner par la souffrance. Il permet la maladie pour nous rappeler aux réalités invisibles et spirituelles ( Satan reçoit de Dieu la permission d'éprouver Job ), et toute souffrance donne à l'homme l'occasion de prêter l'oreille aux avertissements de Dieu, de s'examiner, de s'humilier devant Dieu, de mettre ses relations au point avec Lui et avec son prochain.

Dieu atteint le but qu'il s'était proposé lorsque l'homme, à travers sa maladie, commence à le rechercher. Prenant conscience que quelque chose lui manque, l'être humain se rend compte alors que son premier but n'est plus de recouvrer la santé, mais de découvrir celui qui en est la source.

Dans le deuxième livre des Chroniques, au chapitre 16, le verset 12 nous dit: " La trente-neuvième année de son règne, Asa ( le roi ) fut malade des pieds, et sa maladie fut très grave; et toutefois dans sa maladie, il ne chercha point l'Eternel, mais les médecins. " Ce texte nous montre clairement que le médecin ne doit pas prendre la place de Dieu. Dieu ne considère pas en premier lieu les besoins physiques de l'homme, mais bien plutôt ses problèmes spirituels, et il désire sauver le croyant du péché, avant de le sortir de sa maladie.

La santé du corps - L'hygiène du corps, de son environnement :

La loi mosaïque ne prescrit pas de remèdes spécifiques pour chaque maladie, mais elle constitue essentiellement une médecine de prévention. C'est certainement dans la Bible qu'on trouve le premier effort d'une institution d'une médecine préventive aussi perfectionnée.

Notions de contagion et d'asepsie :

Le 30 avril 1878, l'origine des maladies infectieuses dues aux microbes fut découverte par Louis Pasteur.

Des millénaires avant, la loi de Dieu donnait des instructions précises à ce sujet, insistant sur l'importance du contact dans la transmission des maladies.

Lavage après un contact avec un mort :

Dans la Bible, le contact avec un mort rend impur, et Dieu a donné dans les Nombres tout ce qu'il est bon de faire pour se débarrasser de cette impureté. L'enterrement des morts faisait aussi l'objet de règles d'hygiène.

Au dix-neuvième siècle, les milieux médicaux européens n'avaient pas encore pris conscience de tous ces problèmes. Par exemple, un centre médical bien connu à Vienne avait en 1840 une maternité où une femme sur six mourait dans les suites de couches. Ces décès étaient attribués à la constipation, la lactation retardée, ou encore la pollution de l'eau. En réalité, les médecins accoucheurs ne se lavaient pas les mains après les autopsies, et faisaient les examens gynécologiques sans gants.

La notion de septicité liée à la mort fut remise en valeur, au vingtième siècle, par le professeur H. Vincent du Collège de France, éminent bactériologiste, qui a découvert que, dès que la mort survient, le corps se couvre entièrement de colibacilles très virulents, et devient infecté et contagieux.

Les lois bibliques d'asepsie étaient données pour éviter la transmission des maladies à une époque où l'homme n'avait pas les moyens de poser un diagnostic. Par une observation stricte et générale de la loi mosaïque, la transmission de bien des maladies aurait pu être considérablement diminuée :

a.- La transmission cutanée grâce aux lois sur le lavage.

b.- La contamination par les insectes et voie digestives grâce à l'hygiène fécale et alimentaire.

c.-La transmission pulmonaire, par l'isolement les malades.

La Bible fait aussi la distinction entre les maladies contagieuses, et celles qui ne le sont pas. La contagion nécessite toujours l'isolement du malade. " Tout le temps qu'il aura la plaie ( dans ce cas lèpre ), il sera souillé; il demeurera seul, son habitation sera hors du camps. ( Lévitique 13, verset 46 ).

Les souillures humaines: " Tu auras un lieu hors du camp. Et c'est là que tu iras en dehors. Tu auras dans ton équipement une bêche avec laquelle, quand tu iras t'asseoir à l'écart, tu creuseras le sol et, en partant, tu recouvriras tes excréments. " ( Deutéronome 23, versets 12-13 ).

Ces lois d'hygiène élémentaire ne sont pas encore entrées en vigueur dans la plupart des pays chauds ( ce qui a entraîné, au quatorzième siècle, la peste en Europe).

Moyens de désinfection :

a.- L'eau ( après un contact impur, il fallait se laver les mains, mais également dans certains cas le corps tout entier et les vêtements ).

b.-Les agents chimiques: bicarbonate de soude et potasse ( Quand tu te laverais avec du nitre, quand tu emploierais beaucoup de potasse ... Jérémie 2, verset 22 ).

c.- Agent physique: le feu ( Lévitique 13, versets 52, 55 et 57 ).

d.- Le rasoir.

e.- Le temps ( notion de quarantaine imposée à la femme dans la suite des couches ).

f.- L'éloignement.

g.- Le sel ( c'est aussi un agent antiseptique ), il était employé pour les soins des nouveau-nés.

Toutefois, il est important de préciser ou de rappeler que ces lois, tout en étant bonnes pour le corps, n'ont aucune valeur pour notre vie éternelle. La purification réelle, en profondeur, se fait seulement par le sang de l'Agneau qui ôte le péché du monde.

L'alimentation :

Il y a différentes étapes dans l'alimentation de l'homme :

1.- Période antédiluvienne - régime végétarien ( Genèse 1, Verset 29 ).

2.- Après le déluge - régime mixte ( végétarien + carné ).

3.- Epoque des patriarches - surtout les produits de l'élevage ( Genèse 18, versets 7-8 ).

4.- En Egypte - nourriture abondante et variée ( bière, céréales, élevage... ).

Les aliments impurs : ( tareph en hébreu signifie inconsommable, Lévitique chapitre 11)

1- Les animaux morts ou mal saignés.

2- Le lièvre, le lapin ou le porc; car ils véhiculent différents parasites.

3.- Les poissons sans écailles ni nageoires ( murènes, raies, rascasses, tous poissons vénéneux ou venimeux ).

4.- Les huîtres ( filtrent 100 litres d'eau par jour, et par conséquent, concentrent dans leur chairs virus, bactéries et produits toxiques).

En ce qui concerne l'alimentation, la Bible appelle à la tempérance et à la sobriété en toutes choses ( Luc 21, verset 34 ), mais tout homme a le droit de manger à sa faim.

Gardons-nous donc de juger un frère sur ces questions d'ordre alimentaire, car les vraies souillures et impuretés sont surtout d'ordre spirituel. " Rien de ce qui est hors de l'homme et qui entre en lui, ne peut le souiller; mais ce qui sort de lui, voilà ce qui souille l'homme." ( Marc 7, verset 15 ).

Les toxicomanies :

En ce qui concerne les drogues, la Bible mentionne surtout l'alcool. Elle ne l'interdit pas, mais en condamne les abus. La Bible ne nous met pas en garde contre l'alcoolisme seulement, mais contre toutes les formes de toxicomanies : " La lumière de la lampe ne brillera plus chez toi, et la voix de l'époux et de l'épouse ne sera plus entendue chez toi; car tes marchands étaient les grands de la terre, toutes les nations ont été séduites par tes enchantements. " ( Apocalypse 18, verset 23 ).

Le mot enchantement, traduit aussi par maléfice, vient du grec " pharmakeia "; il peut aussi être rendu par le mot drogue ( alcool, tabac, drogues majeures ).

" Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n'êtes point à vous-mêmes? Car vous avez été achetés à un grand prix; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit, qui appartiennent à Dieu. " ( I Corinthiens 6, versets 19-20 ).

" Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple. " ( I Corinthiens 3, verset 17 ).

La circoncision : ( Genèse 17, versets 10-14 )

Jésus a été circoncis. Les femmes juives ( ayant un mari circoncis ) ne sont généralement pas porteuses d'un cancer du col de l'utérus.

Régulation des naissances :

D'après la Bible, il ne semble pas que le seul but du mariage soit la procréation. Le mariage, selon la Bible, est avant tout l'unité de l'homme et de la femme, qui est le signe de l'union de Christ avec l'Eglise.

La dissociation entre féminité et maternité existe dès les premières pages de la Bible: " C'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils formeront une seule chair. " ( Genèse 2, verset 24 ).

Mariage et amour :

Le mariage doit correspondre au besoin fondamental de l'homme qui est d'aimer, et d'être aimé. Cet amour ne peut pas être " libre "; il est soumis à des lois morales, sociales et religieuses. Les sociétés, où étaient prônées la liberté sexuelle, ont toutes sombré rapidement dans la décadence.

La santé mentale :

Déjà dans l'Ancien Testament, les lois concernant la santé mentale de l'homme prédominent par rapport aux lois hygiéniques: " Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, et que ton cœur garde mes préceptes; car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, et ils augmenteront ta paix. " ( Proverbes 3, versets 1-2 ).

La guérison divine :

Le but principal de Dieu est de sauver ce qu'il y a d'éternel dans l'homme.

Ceci permettra de comprendre pourquoi la guérison n'intervient pas toujours automatiquement dans la vie des hommes de foi et de prière. Un homme en bonne santé est un homme sauvé par Dieu.

Dimension de la foi et de la prière dans la guérison :

Nos prières ne resteront pas vaines.

L'homme a un esprit qui le distingue de l'animal. Le domaine de l'esprit ne peut être atteint que dans le tête-à-tête avec Dieu, car il relève essentiellement de la relation personnelle avec Dieu.

La foi permet de donner un espoir, lorsque la science n'a pas de base pour cela. La prière, la foi et la compassion représentent donc aussi des remèdes très importants.

La foi, tout comme la prière, a une action même sur le corps humain pour harmoniser ses fonctions.

La prière, loin de consister en une simple récitation de formules, la conscience s'absorbe en Dieu. Cet état n'est pas de nature intellectuelle. Aussi reste-t-il inaccessible autant qu'incompréhensible aux philosophes et aux savants.

Ce Dieu abordable à celui qui sait aimer, se cache à celui qui ne sait que comprendre. Il faut prier fréquemment. De très courtes pensées ou invocations mentales peuvent maintenir l'homme en présence de Dieu. La prière devient alors une manière de vivre.

Le calme engendré par la prière est une aide puissante à la thérapeutique. Elle marque ses fidèles d'un sceau particulier ( une joie sereine de l'expression ).

La maladie est un signe de la séparation de l'homme d'avec Dieu, et elle est l'œuvre de Satan. Cependant, tous les hommes, même les plus consacrés à Dieu, peuvent être malades, sans avoir péché d'une façon particulière.

Le message biblique concernant la guérison :

Dans l'Ancien Testament, plusieurs cas de guérisons sont rapportés :

- Myriam ( Nombres 12, versets 1-15 )- Job ( Job 42, versets 1-10 )- Naaman le Syrien ( II Rois 5, versets 1-14 )- Le roi Ezéchias ( II Rois 20, versets 1-7 ).

La guérison ne peut laisser l'homme dans les mêmes dispositions qu'auparavant. Cette intervention établit une nouvelle relation entre Dieu qui a guéri, et l'homme qui est guéri.

Dans le Nouveau Testament, les guérisons se sont opérées par le Christ et ses disciples. Jésus guérissait, gratuitement et sans distinction, ceux qui venaient à lui. Mais Christ ne pouvait guérir le malade que si ce dernier désirait de tout son cœur être guéri. C'est pourquoi Jésus demandait, avant toutes choses, " veux-tu être guéri? ". Il associait ses actes de guérison à un enseignement concernant le péché et le salut.

Relation entre la guérison et le salut :

Dieu se révèle dans sa parole comme celui qui guérit spirituellement et physiquement, et comme celui qui pardonne et qui sauve. " La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. " ( Jacques 5, verset 15 ).

Les malades sont à la fois rétablis dans l'état antérieur d'une vie dans sa plénitude, et amenés à une nouvelle relation avec le Dieu qui les a guéris et pardonnés, et auquel ils adressent leurs louanges et leurs cris de joie.

Souvent, au travers d'une épreuve ou d'une maladie, Dieu veut nous apprendre à nous détourner de nous-mêmes pour le chercher lui, le Tout-Puissant .

Pour recevoir la guérison, il n'y a pas besoin d'une intelligence ou d'une piété exceptionnelle; il suffit que notre foi coopère avec la volonté de Dieu. Dieu n'accorde pas la guérison en réponses à nos prières, avant d'avoir atteint le but pour lequel il avait permis la maladie.

Dieu permet la maladie pour que l'homme puisse s'humilier, et parvienne alors à confesser son état de pécheur.

D'après les exemples bibliques, Dieu guérit ceux qui sont humbles et qui ont perdu leur confiance en eux-mêmes, et qui demandent son aide en se laissant diriger par Lui. L'élément essentiel recherché par le Christ, dans le domaine des guérisons, n'est autre que la foi. La foi du malade, ou celle d'une autre personne de l'entourage.

Les échecs à la guérison :

Il faut se souvenir que Dieu est souverain dans ses décisions et que la santé et la guérison ne constituent pas le but de la vie. Dieu a alors quelque chose de plus important à apprendre à l'homme au travers de sa maladie et de sa souffrance ( exemple de l'apôtre Paul ).

La Bible nous donne des exemples de fidèles serviteurs de Dieu qui sont restés malades; Dieu ayant, pour eux, en vue quelque chose de meilleur: " Et tous ceux-là, ayant obtenu un bon témoignage par leur foi, n'ont point remporté les biens promis; Dieu ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection. " ( Hébreux 11, versets 39-40 ).

Le corps du croyant et Dieu :

C'est dans l'esprit du croyant qu'il entre en relation par le moyen du Saint-Esprit.

Paul, dans son corps, a été soumis à de dures épreuves; pour toutes ces choses, il ne comptait pas sur sa force naturelle, mais sur la vie de Dieu revitalisant sa chair mortelle, sans en transformer sa nature faible et pécheresse.

Alors que la souffrance et la maladie sont le signe que l'homme est encore dans un monde où règnent le péché et le mal, la guérison sera donc toujours, par excellence, le signe que le Royaume de Dieu s'est approché de l'homme.

La Bible et la santé
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