Manger sain, c’est l’affaire de tous !

Après le scandale de la vache folle, celui de la dioxine dans le poulet, et de la viande de cheval maquillée par de la viande de bœuf, c’est le tour du poisson d’être épinglé et notamment du saumon d’élevage norvégien.

Nouvelle victime de la fraude: le saumon norvégien


Après que les consommateurs aient découvert, effarés, que le « minerai de bœuf », des chutes de viande, du collagène et des nerfs, garnissaient leurs hachis ou leurs lasagnes surgelés, c’est le tour du poisson d’être mis à l’index dans une enquête sérieuse diffusée lors de l’émission « Envoyé spécial » du jeudi 07 novembre 2013 ». Le téléspectateur apprend que le saumon d’élevage norvégien est rempli de substances toxiques. Cadmium, (18 mg/kg), antibiotiques, mercure, et/ou des substances radioactives. Pour chaque lot, il faut faire le tri.


La situation avait été dénoncée en 2005 suite au refus exprimé de la Russie d’importer du saumon d’élevage norvégien contenant des métaux dangereux pour la santé, comme le plomb et le cadmium. Le prélèvement des échantillons avait montré en janvier 2005 que ces toxines provenaient de l’importation de lots chinois de sulfate de zinc utilisés dans les mélanges d’alimentation pour animaux. Un militant écologique norvégien raconte ainsi à Envoyé spécial : « Dans les saumons, on trouve du diflubenzuron et toutes sortes de produits chimiques. C’est dégoutant, ces trucs. Vous savez le saumon norvégien, c’est la nourriture la plus toxique du monde. »


D’après les éléments rapportés par la journaliste Renée Greusard dans un article paru dans le Nouvel Observateur le 11 novembre dernier, la toxicité des saumons viendrait également du fait qu’ils sont élevés en surpopulation dans des cages, infestés par les poux de mer et tombant souvent malade. En 2006, les autorités sanitaires norvégiennes avaient envisagé une interdiction totale des exportations d’élevage de saumon. Elles se sont ensuite ravisées considérant qu’il n’y avait aucun risque pour les consommateurs.
« J’ai découvert que l’éthoxquine avait le pouvoir de traverser la barrière hémato-encéphalique du cerveau ».


Pourtant plusieurs chercheurs se sont penchés sur la question afin d’en avoir le cœur net. L’une d’entre eux, engagée puis mise à la porte de l’Institut de Recherches Etatique Norvégien, a découvert la présence d’une toxine très dangereuse pour le cerveau humain dans le saumon norvégien. Elle déclare : « J’ai découvert que l’éthoxyquine avait le pouvoir de traverser la barrière hémato-encéphalique du cerveau. Or cette barrière a une fonction très importante. Elle sert à protéger physiquement votre cerveau contre les substances toxiques et aucune substance étrangère au corps humain n’est censée pouvoir la traverser. » Les résultats de ses recherches n’ont malheureusement trouvé aucun écho, ni dans la presse norvégienne, ni dans la presse française. Néanmoins, l’agence française pour la sécurité sanitaire recommande de ne pas manger de poisson plus de deux fois par semaine !


Des déchets de poissons dans les plats cuisinés


Pour s’approvisionner à moindre coût, les industriels de l’agroalimentaire n’hésitent pas à utiliser des circuits de plus en plus compliqués avec une multitude d’intermédiaires, devenant de véritables traders de l’aliment. Cette quête du profit est à l’origine des découvertes surprenantes sur la présence de déchets de poissons dans les plats cuisinés à base de poisson. A l’origine, les déchets de poissons servent à l’alimentation animale et à la cosmétique.

Jusqu’à présent, le consommateur faisait confiance à l’étiquetage d’un plat cuisiné . Si celui-ci indiquait la présence de cabillaud à 20% dans un plat, il pouvait légitimement penser qu’il y trouverait du cabillaud. Or, dans de nombreuses situations analysées, le cabillaud est en réalité de la pulpe de poissons composée à partir de déchets de poissons ! Comment de telles situations peuvent-elles survenir dans notre pays où la réglementation européenne oblige les fabricants à indiquer la nature et la provenance des aliments sur les étiquettes ?


L’obligation d’indiquer la provenance des aliments ne concerne pas les produits transformés


Cette situation est due au fait que l’obligation d’indiquer l’origine des produits ne s’applique pas aux produits transformés. A titre d’exemple, si la réglementation européenne impose depuis 2002 de préciser le lieu de naissance, le lieu d’élevage et le lieu d’abattage des bovins, une telle obligation ne s’impose pas aux viandes entrant dans la préparation des produits transformés à base de viande. Les logos AOC/AOP (Appellation d’origine contrôlée / protégée) ne concernent pas les produits dont la production a lieu dans un pays et la transformation dans un autre.


En conséquence, tout produit transformé acheté sur les rayons d’un supermarché peut avoir été emballé ou conditionné en France mais produit à partir d’ingrédients ou de matières premières en provenance de Chine ou d’ailleurs sans que nous en soyons informés. Tel est le cas notamment du coulis de tomate conditionné sous la marque « Le cabanon » qui provient de tomates cultivées en Chine. Ce montage s’applique à tous les aliments et même aux asperges !

L’enquête a révélé que 2 asperges sur trois proviennent de Chine alors qu’elles sont vendues à des prix élevés par des distributeurs français ne précisant pas leur origine. C’est ainsi que la charcuterie dite « corse » provient dans la plupart des cas des Pays bas pour être ensuite taillée, fumée et façonnée en corse ! UFC a eu beau s’indigner de cette absence d’indication de la provenance des produits d’origine, le marché est si rentable que rien ne fait fléchir les autorités.


Pour produire plus vite, des industriels américains commercialisent un nouveau poisson génétiquement modifié.


La compagnie biotechnologique américaine « Aquabounty technologies » vient d’être autorisée à mettre sur le marché son nouveau poisson génétiquement modifié « Aquadvanatge », appelé « Frankenfish » par ses opposants. Elle a introduit dans le génome du saumon atlantique un gène de croissance, issu d’un saumon originaire du Canada. L’objectif de cette manipulation génétique est de permettre une croissance plus rapide du saumon. Ainsi, la bête atteint sa taille de commercialisation en un an et demi au lieu de trois. Selon les écologistes, le transgène risque de toucher les espèces sauvages. La société chargée de commercialiser le produit a beau tenter de nous rassurer en précisant que les oeufs de saumon génétiquement modifiées seraient produits dans une installation basée sur l’Ile-du-Prince-Edouard au Canada, tandis que les poissons seraient élevés dans une ferme au Panama, la National Oceanic and Atmospheric Administration et le US Fish and Wildlife Service, restent très sceptiques.


Bien manger est l’affaire de tous


L’étude réalisée par le Fonds mondial de recherche contre le cancer (FMRC) a confirmé l’importance des choix en matière alimentaire dans la prévention des principaux cancers, tels que les cancers du sein, du poumon, du rein, des voies aérodigestives supérieures, du foie et de l’œsophage. Il est d’ailleurs souvent proposé aux personnes guéries du cancer de suivre, après leur parcours à l’hôpital, des cours de sensibilisation à une nouvelle hygiène de vie, notamment alimentaire. Elles reçoivent à cette occasion un enseignement sur la nécessité de s’alimenter différemment, de privilégier les produits locaux ayant subi le moins de transformation. Les solutions pour nous permettre d’échapper à ce système de tromperie international nocif pour notre santé nous sont donc données. Il nous appartient de les suivre et de les communiquer.


A l’échelle des consommateurs : changeons de comportement


Limitons le plus possible la consommation de poisson d’élevage, notamment norvégien, ainsi que les plats cuisinés à base de poisson. Consommons, si possible, des produits locaux non transformés. Le PRC encourage à ce titre l’initiative du Programme National pour l’Alimentation mis en place en septembre 2010 par l’ancien gouvernement, visant à donner à chacun les moyens de connaître, accéder et apprécier la richesse de l’alimentation en France. Véritable pacte entre agriculteurs et consommateurs, il vise à garantir une alimentation suffisante et accessible à tous, partant du principe que « Bien manger, c’est l’affaire de tous ».

A l’échelle de la nation, changeons de modèle économique et agricole


N’est ce pas une pure folie que de voir nos rivières polluées avec des pesticides et des toxines diverses afin d’écouler une marchandise toujours moins chère et cancérigène à long terme pour dépenser ensuite des sommes astronomiques afin de retirer la pollution de l’eau ? La question des conséquences dues aux excès de l’industrie agroalimentaire ne peut se traiter que par une approche différente de notre modèle agricole et économique qui nécessite une vision de la société basée sur le respect de l’homme et de l’environnement avant tout, incitant les industriels à rechercher la qualité des produits et à privilégier l’approvisionnement local.


Autant dire une révolution des mentalités. Si l’on souhaite un changement de société, nous avons la possibilité, par une modification de nos habitudes alimentaires, d’amener les industriels à modifier leur comportement ou, en tous les cas, inciter certains à modifier leurs présupposés. Il est grand temps que la société civile se lève et s’empare de la vraie politique qui concerne l’amélioration du mieux vivre ensemble.


Gouverner par l’exemple
Service Communication
Parti Républicain Chrétien
Emmanuelle Giovannoni

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